Actualités

Pour un débat sur les principes

Pierre Vergès dans “Face à l’Info”

Témoignages.re / 1er décembre 2011

Dans la dernière séquence de l’émission “Face à l’Info” de dimanche dernier sur Antenne Réunion, Pierre Vergès répond aux questions de Sabrina Supervielle au sujet du fonctionnement du PCR.

Une mise au point est prévue dans les semaines qui viennent ?

- Je pense qu’il faut qu’on aille vers un débat sur des principes et que des mises au point soient faites, avec les sections, au comité central, et l’opinion doit être informée.
Il y a tellement de choses qu’on dit sur les élus, qu’ils perçoivent des indemnités et qu’ils ne les restituent pas, même à leur parti, ni même pour l’intérêt général.
Il faudra que les gens le sachent.

Problèmes de discipline ?

- Problème de discipline évidemment.
Lorsque vous avez des personnes qui ne viennent pas aux réunions, ça ne peut pas marcher.
Pour qu’ensuite, ces mêmes personnes parlent au nom du parti.

Les mauvais résultats du PCR aux Sénatoriales. A qui la faute ? Les modérés ou les personnes de votre propre clan ?

- Moi, j’ai pour principe de souligner que c’est la faute de tout le monde.
Nous-mêmes au niveau de notre communication, je pense qu’on aurait pu être beaucoup plus précis sur les engagements qui doivent être pris par les uns et les autres, pour montrer qu’il y a avait un enjeu national et qu’il ne fallait pas faire de bêtises.
Certains se sont dits, de toute façon, on peut y aller, on peut même aller jusqu’à voter pour un candidat de l’UMP.
Il y a un problème !
Donc cela concerne, j’en suis persuadé, le candidat UMP (ou alors le candidat de l’UMP qui a été un peu exclu, c’est Jean-Paul Virapoullé).
Mais pour nous, je pense qu’il faut qu’il y ait un débat là-dessus, si les personnes ne s’accommodent pas de nos principes, elles peuvent partir.
Nous sommes en démocratie.

Pour expliquer vos résultats aux Sénatoriales, votre père parle de la corruption qui touche la classe politique depuis 50 ans. Qui est corrompu ?

- Lorsqu’il y a des personnes qui acceptent de ne pas contrer un adversaire parce que cet adversaire peut disposer de moyens, je pense à la Région, je dis qu’on n’est plus dans un débat démocratique, puisqu’à ce moment-là, tout peut s’acheter.
Qui ?

- On verra. Je le dis, ce sont des problèmes de principes. Ceux qui disent fortement non, je le conteste, et nous devons être ensemble sur ces principes, ils seront avec nous.
Donc, on verra qui ne sera plus avec nous.

Serez-vous candidat aux Législatives ?

- Aujourd’hui non, je dis non.
Mais si on me le demande, je serai prêt à en discuter.
Mais je souhaite souligner par exemple que dans la circonscription de Cambuston jusqu’au Chaudron, il y a suffisamment de candidats potentiels pour que, franchement, on ne me demande pas de me présenter sur cette circonscription.

Souhaitez-vous prendre le leadership au PCR ?


- Non, mais je souhaite en tout cas en être un des animateurs à condition qu’on débatte des principes. Sinon, si des personnes peuvent ne pas venir aux réunions, toucher leurs indemnités, voter comme ils veulent, et revendiquer leur position au Parti, cela n’a pour moi pas de sens.


Kanalreunion.com