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Propositions de l’Alliance pour pérenniser le dispositif des “emplois verts”

Pour éviter toute utilisation politicienne de la précarité

Céline Tabou / 27 août 2012

Vendredi, à quelques jours de la commission transparence sur les “emplois aidés” à la préfecture (demain), l’Alliance a réitéré ses propositions pour répondre à l’urgence. Lors d’une conférence de presse, l’Alliance a dénoncé le flou autour du dispositif “emploi vert”, qui maintient une partie de la population dans la précarité.

Lors de cette conférence de presse, les élus ont expliqué qu’« on ne peut pas envisager que tous les six mois pèse sur la tête des travailleurs précaires cette épée de Damoclès ». C’est dans cette optique que l’Alliance propose plusieurs mesures, allant d’un accord signé entre l’État et la Région à la nécessité de repenser ce système.

Une gouvernance cohérente

A la sortie de la réunion de travail entre la Région et le préfet mercredi 22 août, l’Alliance a demandé « des précisions sur l’accord signé entre la Région et l’État ». Le groupe souhaite connaitre les détails, notamment les types de contrats aidés supplémentaires mobilisés par l’État, les nouveaux quotas attribués à la Région, avec quel Budget 2012 pour fiancer les quotas programmés. De plus, l’Alliance a demandé s’« il y a eu un dérapage dans la consommation durant la dernière période, avant les élections » et « pourquoi a-t-on lancé de nouveaux projets alors que l’on savait que des chantiers arrivaient à échéance fin août ».
L’opposition a rendu publique une motion proposée au Conseil régional dans laquelle est demandé au président de la Région un « état des lieux clair et précis avec la répartition de tous les contrats aidés en 2010, 2011 et 2012 entre toutes les collectivités, et l’affectation de ces contrats, notamment dans les écoles, collèges, lycées, mais aussi en ce qui concerne les “emplois verts” et les autres contrats ».
Face aux doutes sur la gestion des “emplois verts” révélés par la presse, notamment en ce qui concerne les pressions politiques, l’Alliance souhaite que « l’État réalise un audit de l’ensemble du dispositif afin de faire la lumière sur l’ensemble du dossier ». 
Béatrice Leperlier a expliqué lors de la conférence de presse de vendredi 24 août qu’à « la lumière de l’audit, la mise en place d’une concertation Etat-Région pour une programmation pluriannuelle du dispositif, garantissant à la fois un nombre de contrats et le taux de prise en charge de l’État », devra être réalisée.

Anticiper les besoins à venir

L’Alliance a demandé à la Région le coût que représente le dispositif des “emplois verts” et des contrats aidés pour la collectivité pour les prochaines années ainsi que « la communication du Plan pluriannuel des dépenses de fonctionnement et d’investissement pour vérifier la capacité budgétaire de la Région à porter le dispositif et à le pérenniser ». Sur le long terme, les élus demandent une concertation pour « la mise en place d’une structure ad hoc, regroupant l’ensemble des acteurs concernés par la gestion des contrats aidés », tels que le Conseil régional, le Conseil général, l’État, les communes, le Pôle Emploi, les associations, l’Office national des Forêts, ainsi que les organismes liés à l’environnement, ou encore l’IRT. 
L’Alliance a appelé à « repenser les contrats aidés en adéquation avec les objectifs recherchés » car, pour l’heure, les Contrats uniques d’insertion (CUI) « sont signés pour une période de six mois renouvelable une fois », a expliqué Catherine Gaud. Les élues ont indiqué qu’il était difficile dans de telles conditions « d’appliquer le volet insertion des CUI, passant notamment par le suivi de formations, souvent plus longues ». L’incohérence de la gestion des contrats met en évidence des contrats signés pour six mois alors que les chantiers sont validés pour une année et les formations à durée variable, « il s’agit d’un manque considérable de cohérence », ont conclu les élus.

 Céline Tabou  


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