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Qu’est devenue l’UFR ?

À peine 200 personnes de toute l’île dimanche à Saint-Paul

Témoignages.re / 20 mars 2012

Malgré tous les moyens et les pressions de la municipalité saint-pauloise, la présidente de l’UFR n’a réussi à rassembler qu’à peine 200 personnes de toute l’île pour l’écouter attaquer le PCR. Rappelons qu’à Sainte-Suzanne, sans le soutien de l’UFR, 200 femmes essentiellement de la commune étaient venues apporter leur solidarité à Maurice Gironcel. Que sont donc devenues les militantes de l’UFR ?

Cette photo date de 1948, c’est une des rares photos de l’époque montrant un rassemblement de femmes. La section réunionnaise de l’Union des femmes de France organisait ce jour-là une réunion dans ce qui était le Jardin colonial, aujourd’hui Jardin de l’État. Il y a plusieurs milliers de personnes, car on voit du monde partout dans le Jardin. Dix ans plus tard, tirant les enseignements de la persistance de la misère à cause du refus de l’égalité, l’UFF devient l’UFR, Union des femmes de La Réunion. Son audience ne faiblit pas, avec des militantes telles que Alice Pévérelly, Isnelle Amelin, Laurence Vergès, Clélie Gamaléya ou Marie Gamel, première présidente de l’UFR.
Pendant des décennies, l’UFR va représenter le fer de lance des luttes contre les injustices aux côtés du PCR. L’UFR s’illustre particulièrement dans des combats politiques contre l’apartheid qui réunissent régulièrement des centaines de personnes.
Dimanche, pour la première fois depuis bien longtemps, l’UFR organisait un rassemblement qui a atteint péniblement 200 personnes. Voilà où l’UFR en est arrivée. Cela n’est guère étonnant, car d’organisation de défense des femmes, l’UFR ne sert plus que les intérêts d’une élue. Une élue qui en est réduite à utiliser ce qui reste de l’UFR pour attaquer les communistes qui ont participé à la fondation de cette organisation.


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