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Quel est « le coût de l’inaction » de la Région Réunion et de son « aberration » ?

À propos des 100 milliards d’euros que coûte la pollution en France

Témoignages.re / 17 juillet 2015

Les médias ont beaucoup parlé ces derniers jours du rapport publié mercredi par une commission d’enquête du Sénat à Paris, selon lequel la pollution de l’air coûte plus de 100 milliards d’euros par an à la France. Ce rapport, intitulé "Pollution de l’air : le coût de l’inaction", propose des mesures fiscales pour lutter contre cette « aberration économique » et atténuer ses conséquences. Mais qu’en est-il à La Réunion du fait de l’inaction de la Région après son arrêt des mesures mises en œuvre avant 2010 par Paul Vergès avec l’Alliance ?

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Photo Toniox

Faut-il continuer les aberrations politiques de la majorité actuelle de la Région Réunion au détriment des Réunionnais avec les diverses pollutions du pays, comme celles de la nouvelle route en mer, la suppression du tram-train, l’empêchement de l’autonomie énergétique prévue par l’Alliance pour 2025 ? Voilà une question que l’on doit se poser après la publication de ce rapport, selon lequel, rien que le coût sanitaire global des pollutions en France (traitements des maladies, mortalité prématurée, absentéisme, etc) représente « entre 68 et 97 milliards d’euros ».

Mais ces chiffres sont des « montants a minima » dans la mesure où les rapports retenus par la commission portent « sur un nombre de polluants extrêmement limités », a souligné Leïla Aïchi (écologiste), rapporteure de la commission. Ce rapport a toutefois le mérite de mettre « enfin de la transparence sur ces données, il les a réunies et il montre que la pollution de l’air, ça coûte des journées de travail, ça coûte sur les rendements agricoles, cela coûte sur la santé des personnes et cela a un coût global sur l’Etat », a remarqué la secrétaire nationale d’Europe Écologie-Les Verts (EELV) Emmanuelle Cosse.

Quels effets à La Réunion ?

Les propositions de la commission, présidée par Jean-François Husson (Les Républicains), doivent donc faire preuve de « vérité, réalisme, franchise et courage », a-t-il assuré. Outre des efforts sur la connaissance du phénomène, la commission préconise donc de s’attaquer aux sources principales de la pollution de l’air, transports en tête.

Mais en quoi son ami Didier Robert fait-il preuve de « vérité, réalisme, franchise et courage », en continuant la politique du tout-automobile et du tout-pétrole-charbon ? Le secteur des transports aux énergies fossiles représente en effet 59% des émissions d’oxydes d’azote et entre 16 et 19% des émissions de particules fines aux effets mortels sur des dizaines de milliers de personnes en France chaque année. Et à La Réunion ?

Quelles mesures à La Réunion ?

Régissant à la publication de ce document, la ministre de l’Écologie a promis d’annoncer « la semaine prochaine » des « mesures extrêmement fermes » de lutte contre la pollution de l’air. « Pour faire face à ce problème de santé publique et ce grave problème économique, il faut maintenant agir, agir vite et prendre des décisions qui soient à hauteur du problème », a déclaré Ségolène Royal à sa sortie du Conseil des ministres.

La ministre va-t-elle donc continuer à cautionner avec ses collègues du gouvernement socialiste les effets catastrophiques de la nouvelle route en mer prévue par Didier Robert et son refus de l’autonomie énergétique de La Réunion au plus vite ? Enfin, les propositions du PCR pour sauver les Réunionnais des effets polluants souvent mortifères et pharaoniques en termes financiers vont-elles être prises en compte pour les prochaines élections régionales ?


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