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Quelle définition donne le PS au mot « partenaire » ?

Dans deux jours, les États généraux du Parti socialiste

Manuel Marchal / 1er octobre 2014

Vendredi prochain, le Parti socialiste organise ses états généraux. Il est important de rappeler le contexte de cette manifestation à La Réunion au travers de plusieurs articles. Le premier traite des relations entre le PS et le PCR depuis 2012.

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En 2012, le PCR s’est pleinement impliqué pour que François Hollande l’emporte largement à La Réunion. Depuis, il n’a pas été traité comme un partenaire.

Deux ans après sa victoire à la présidentielle en France, le Parti socialiste a été pour la première fois confronté au suffrage universel. Avant les élections de 2014, la situation était la suivante. Le PS détenait tous les leviers du pouvoir, ce qui est exceptionnel pour un parti français : la présidence de la République, la majorité à l’Assemblée nationale, la présidence du Sénat, celle de 22 régions sur 26, de l’Assemblée des Départements de France, ainsi que la direction de nombreuses grandes villes.
Le bilan de 2014 est sans concession : trois scrutins et trois défaites. En France, le PS a perdu de nombreuses villes aux municipales, il est arrivé en 3e position aux Européennes derrière l’extrême droite et l’UMP. Il vient enfin de perdre la direction du Sénat. A l’Assemblée nationale, il n’a plus désormais comme seul allié que les radicaux de gauche. Ces derniers sont tout aussi affaiblis avec la défaite aux sénatoriales de leur président, Jean-Michel Baylet.
A La Réunion, le PS a retrouvé son score habituel. Aux Européennes, PS, Progrès et PLR avaient fait liste commune pour au final à peine 15 % des suffrages. C’est ce qu’obtient en général le PS quand La Réunion est une circonscription unique.

Soutien loyal du PCR à la présidentielle

Mais le fait le plus marquant était ailleurs. Le 21 août, le président de la République est venu à La Réunion. Le moins que l’on puisse dire, c’est que l’accueil réservé par la population n’était guère chaleureux. Tous les prédécesseurs de François Hollande avaient eu droit à des bains de foule, à des assistances de milliers de personnes lors des prises de parole. Rien de tout cela pour l’actuel président de la République, qui n’a pas plus attiré qu’une visite ministérielle.
C’est pourtant dans notre île que François Hollande avait fait son meilleur score. C’était la conséquence de l’implication du PCR dans la campagne. Dès les Primaires citoyennes, le soutien des communistes avait permis au candidat Hollande d’arriver en tête à La Réunion. Puis lors de la présidentielle, le futur chef de l’État a eu les résultats les plus favorables là où le Parti communiste était le mieux implanté. Le PCR s’était engagé dans la bataille sur la base d’un contrat comprenant notamment la relance du chantier du tram-train, de l’autonomie énergétique, ainsi que l’emploi aux Réunionnais.

PS+PLR=15 % aux Européennes

Si le PCR a été fidèle à ses engagements pendant les campagnes électorales, force est de constater que depuis il n’a pas été traité en partenaire. Aucune partie du contrat passé avec François Hollande n’a connu le début d’un commencement d’avancement. Plus grave encore, les socialistes de La Réunion ont fait des coalitions avec des adversaires déclarés du PCR aux municipales et aux européennes. Cette attitude n’était pas sans rappeler le choix décisif fait par les socialistes aux régionales de 2010 : refuser l’union des forces de progrès afin de faire gagner l’UMP.
Lors de son Université d’été à la Rochelle, le PS a invité plusieurs partenaires qui l’ont aidé à gagner à la présidentielle. Le secrétaire général du PCF a ainsi pris la parole et a même été ovationné par les socialistes. La secrétaire nationale des Verts a pu aussi s’exprimer à la tribune. Le PCR a-t-il été invité ? Comment expliquer ce traitement étrange ? Les relations du PS et ses partenaires sont une question qui devra être tranchée lors de ces états généraux. Car, comment un parti pesant 15 % des voix peut-il espérer jouer un rôle dirigeant s’il n’a pas de partenaire ?



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  • A humble avis, toutes les forces qui préconisent la voie progressiste doivent éviter les erreurs passées , dépasser les considérations personnels, qui ne correspondent pas forcément aux attentes de la base car ce sont eux les premiers victimes des entetements fratricide au sein des forces du progrés ; mais répondre aux aspirations de ceux qui souffrent, luttent , combattent avec conviction afin de ne pas donner ou redonner le fouet pour se faire battre.
    Les derniers élections sont témoins d’un tel désastre et or il y avait possibilité de faire mieux.
    Ceux qui pointent aux poles emploi, aux minima-sociaux, qui luttent et sont confrontés à toutes sortes de difficultés, ne nous méprenons point car le pouvoir politique se dilue aussi à forte dose ( on ne sait pas si l’ordonnance a été remaniée ?) administative ; savent qui sont les adversaires du progrés .
    L’heure n’est plus aux rancunes, aux clivages stériles mais aux rassemblement de toutes les bonnes volontés qui ont pour seul préoccupation
    comment ressusciter la confiance pour dégager une voie Humaniste, progressiste au service de la reunion, dans le respect des biens et des personnes.

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