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Quelle pérennisation pour les emplois aidés ?

Après les annonces, la question

Manuel Marchal / 15 novembre 2013

Qu’adviendra-t-il des travailleurs embauchés en emplois aidés une fois passées les élections municipales ?

Michel Sapin a conclu sa première journée de visite par une rencontre avec la presse. Le ministre du Travail venait de quitter les syndicats avec qui il a pu échanger sur le devenir du bonus COSPAR. Il a renvoyé le traitement de cette question aux partenaires sociaux, et a noté que cette position a été accueillie favorablement. Le ministre a également fait part d’une volonté de l’État d’accompagner l’application des conventions collectives à La Réunion, « sans écarter une solution législative ». Il est ainsi demandé aux partenaires sociaux de dire eux même si la disposition qu’ils prévoient est bien applicable à La Réunion.

Le ministre est ensuite revenu sur différentes annonces. Le nombre de bénéficiaires d’emplois aidés va doubler, dit-il en substance, car le nombre de contrats est le même, mais la durée moyenne doit évoluer de 6 mois à un an. Comme lors de la table ronde, il a rappelé que des marges de manœuvre existent encore, car tous les dispositifs ne sont pas utilisés à fond.

Néanmoins, Michel Sapin indique que 5.000 contrats aidés supplémentaires seront débloqués, financés par l’État jusqu’à 95%. Les travailleurs qui pourront en bénéficier seront prioritairement les chômeurs de longue durée. Qui seront les employeurs ? À quel besoin répondront ces emplois ? Comment seront-ils recrutés ?

Tout cela sera réglé au moment de l’appel à projets. Reste que la question de la pérennisation de ces emplois qui seront attribués prochainement : que se passera-t-il après les municipales, quand l’aide de l’État arrivera à son terme ?

Interrogé enfin sur la politique qui serait menée si la France comptait 9 millions de chômeurs au lieu de 3 millions, le ministre indique que la solidarité de l’État est proportionnelle à la difficulté plutôt qu’à la population.

M.M.


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