Actualités

Relançons les grands projets créateurs d’activité

La Réunion île du développement durable — 4 —

Céline Tabou / 9 mai 2011

A un an de l’élection présidentielle, Paul Vergès, invité au Forum des idées sur l’Outre-mer organisé par le Parti socialiste le 27 avril dernier, a mis en avant les enjeux de la relance des grands chantiers à La Réunion.

Au Forum des idées du PS, Paul Vergès a expliqué : « Nous avons une politique qui est de toujours tenter de partir d’une analyse concrète d’une situation concrète. A partir de là, nous voyons comment s’adaptent, à La Réunion, les généralités que nous avons entendues. Je crois que La Réunion est dans une des situations les plus graves de tout l’Outre-mer ». À ce jour, l’île compte plus de 140.000 demandeurs d’emploi, toutes catégories confondues, inscrits au Pôle Emploi, plus de 25.000 demandeurs de logement, 45.000 allocataires d’allocations chômage, 49% de la population sous le seuil de pauvreté, plus de 55% des jeunes sans emploi…
Comme l’a expliqué Pierre Vergès sur son blog, « ici, à La Réunion, nous l’avons constaté, avec la politique des grands chantiers, le secteur du BTP comptabilisait en pleine charge plus de 22.000 salariés. En moins d’un an, l’arrivée de Didier Robert à la Région et sa politique de démolisseur ont fait disparaître plus de la moitié de ces emplois du BTP ».
C’est cette pour raison que le président de l’Alliance a rappelé que « le changement est plus que jamais nécessaire ». En effet, ce dernier a expliqué au sujet de la route du Littoral que les financements étaient actés et qu’ils prévoyaient une participation de l’État aux surcoûts. L’élu au Conseil régional a indiqué que la route du Littoral proposée par Didier Robert et les élus de La Réunion en Confiance « ne se fera jamais pour raisons techniques et financières. Nous demandons des expertises sur la viabilité de ce projet ». En effet, selon le projet décidé par Didier Robert, la future route du Littoral se fera en six voies, sans bande d’arrêt d’urgence, avec un financement de 1,6 milliard d’euros, sans prise en compte du surcoût ou des risques climatiques.
Paul Vergès a conclu en indiquant qu’en dehors des mesures d’urgence dont a besoin La Réunion, « il y a une garantie des grands chantiers qui représentent pour chacun près de 1.500 emplois directs pouvant être réalisés au cours du mandat présidentiel. Et pendant ce temps, des formations pourraient être créées dans des secteurs d’avenir », traitant des énergies renouvelables et des industries liées aux révolutions scientifiques et technologiques.

Céline Tabou


Kanalreunion.com