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Roland Robert déplore les méthodes d’une époque révolue utilisées par Vanessa Miranville

Provocation et climat d’affrontement entretenu par la candidate soutenue par l’UMP

Céline Tabou / 25 mars 2011

À trois jours du second tour, Roland Robert a rappelé hier la réalité de la situation à La Possession après un premier tour où il a obtenu près de 58% des voix. Le conseiller général sortant a également décrit un climat de provocation permanent entretenu par la candidate soutenue par l’UMP.

À l’occasion d’une conférence de presse, Roland Robert et Doris Carassou ont analysé la situation. « On a stigmatisé le fait que nous sommes encore en train de mener la bataille en nous faisant passer pour les perdants de ce premier tour », a débuté Roland Robert.
Les deux hommes ont précisé le résultat du premier tour, afin de poser les bases de l’analyse, également partagée par les observateurs politiques. « Nous avons obtenu : 4.641 voix. Vanessa Miranville : 2.106 voix ». Cette précision met en exergue une différence de voix de 2.535 voix.

Un « ballotage technique »

Roland Robert a expliqué que la hausse démographique et l’absence de mobilisation du nouvel électorat de La Possession étaient des facteurs décisifs dans les résultats de ce premier tour. En effet, « si cette élection s’était déroulée en mars dernier à l’occasion des Régionales, où il n’y avait que 17.911 électeurs, avec nos 4.641 voix, on aurait 57,7% de suffrage et 26% des inscrits ».
Le candidat du PCR a ainsi ajouté que les règles étaient réellement respectées, « elle (aurait été) battue démocratiquement et juridiquement ». En effet, avec 2.106 voix, soit 11% des inscrits, Vanessa Miranville n’aurait pas pu se présenter au second tour, car un candidat peut y parvenir seulement avec 12,5% des inscrits. « Elle est là par défaut, il faut quelqu’un, c’est tout ! »

« Un climat délétère et de provocation »

Depuis le début de la campagne électorale, les militants, sympathisants et Roland Robert ont dénoncé des méthodes d’intimidation et de provocation. « Nous dénonçons par ailleurs le climat délétère et de provocation crée par l’équipe de Vanessa Miranville, sous la houlette de son directeur de campagne Rémy Malet. Hier matin (mercredi 23 mars-NDLR), des sympathisants de Mlle Miranville venus d’autres communes de l’île ont invectivé nos militants dans notre permanence ».
Roland Robert et Doris Carassou ont également l’utilisation d’enfant en bas âge, comme bouclier, « hier soir (mercredi 23 mars-NDLR), un des ses amis (Vanessa Miranville-NDLR) est venu dans notre meeting à la Ravine à Malheur qui regroupait 500 des militants et sympathisants avec une pancarte “ ARAST” et un jeune enfant sur ses épaules ».
Vanessa Miranville a d’ailleurs été jusqu’à faire un meeting sous les fenêtres de Roland Robert, sans once de respect, ni de débat politique, la candidate de Didier Robert use de tous les moyens, les plus fallacieux pour tenter d’être élue. Mais comme l’a indiqué le Mouvement des Jeunes pour Roland Robert et Marcelle Puy, « aveuglée par la haine, vous parlez au nom des jeunes pour vous attaquer à Roland Robert. Parlez de vous, de vos convictions, de votre programme, c’est notre conception de la politique. S’attaquer à l’âge de quelqu’un, à son physique, à sa sexualité ou à sa couleur, c’est de la discrimination ! »

Céline Tabou


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