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« S’unir sur l’essentiel » pour Saint-Paul

3e anniversaire pour la section PCR saint-pauloise

Céline Tabou / 19 mars 2015

À l’occasion d’une conférence de presse, Philippe Yée Chong Tchi Kan a mis en évidence « l’ancrage dans le paysage politique de Saint-Paul » de son parti, le PCR. Après trois années d’existence, « le PCR de Saint-Paul appelle les responsables politiques pour apporter des solutions concrètes à toute union », a-t-il expliqué.

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Des responsables communistes de Saint-Paul ont rencontré hier la presse : Philippe Yée Chong Tchi Kan, Claudia Laup et Pierre Thiébaut.

Il est primordial de « s’unir sur l’essentiel » a expliqué Philippe Yée Chong Tchi Kan, secrétaire de la section PCR de Saint-Paul, qui a indiqué que cette union permettra de « trouver des consensus » visant à répondre aux problèmes des Réunionnais, et notamment des Saint-Paulois. Pour ce dernier, il n’existe pas « de chômeur de droite, de chômeur de gauche », « il n’y a pas d’adversaire quand il s’agit de débattre des problèmes, mais nous sommes intraitables sur le respect et l’égalité dans le dialogue », avec nos partenaires, a-t-il expliqué.

3 cantons, 100 candidats

Saint-Paul possède trois cantons, sur lesquels 12 candidats principaux se présentent à l’élection départementale, ce qui représente globalement 100 personnes « qui se lèvent et se disent "je veux servir la population“ ». Pour Philippe Yée Chong Tchi Kan, cette volonté doit être l’objet d’un rassemblement. Il a assuré que « ces personnes doivent s’entendre » pour construire un projet de développement pour la commune.

Ainsi sur le canton 1, 6 binômes se présentent, mettant en évidence « la division à droite, une absence de candidature du PS et aucun cadre du PLR en lice ». Philippe Yée Chong Tchi Kan a annoncé le soutien du PCR à la candidature portée par Irénée Ajaguin-Soleyen et Céline Charolais-Hoarau.
Dans le canton 2, « nous notons 9 binômes », avec « la division à droite, notamment de la majorité municipale, l’absence de candidature PS, l’absence de candidature PLR et une plus grande variété de nuances ». Pour sa part, le PCR soutient Christian Félicité et Laurence Lougnon, « soutenue par les sections du Parti Socialiste mais pas la fédération », a indiqué le secrétaire de section de Saint-Paul.

Enfin, dans le canton 3, 10 binômes concourent mais « nous voyons une grande division à droite, notamment de la majorité municipale, et une division à gauche. Nous soutenons dans ce canton, Eric Camian et Raïssa Noël ».

Dans un tel contexte, Philippe Yée Chong Tchi Kan a dressé « l’état des forces des nuances » à Saint-Paul dans cette campagne électorale. Quatre points sont pointés du doigt comme « la division à droite, l’effacement du PS, l’atonie du PLR et une seule force d’union ».

Un paysage politique écartelé

Un an après la victoire de Joseph Sinimalé à la mairie de Saint-Paul, « l’euphorie de la victoire a laissé place à une déception généralisée dans la population et parmi les militants de la majorité municipale ». D’ailleurs, il y a « des risques de recours, car le maire distribue des contrats aidés alors qu’il est candidat à l’élection », a noté Philippe Yée Chong Tchi Kan.

Ce dernier a mis en exergue « le risque d’affaiblissement de l’influence politique de la droite à Saint-Paul », à tel point que « coup bas, pressions, menaces, chantages et promesses se sont intensifiés, à un niveau qu’on ne connaissait pas » entre les candidats de la droite. « Pour nous, la grande perdante de cette élection sera la droite », qui « panique à la perte annoncée des trois cantons ».

Il est « incompréhensible l’absence du Parti Socialiste dans le canton 1 » a indiqué le secrétaire de la section PCR de Saint-Paul. Un sentiment qui s’explique par la « sur-estimation des forces que pourrait apporter PLR aux Régionales » à la Fédération PS. Cette dernière « fait l’erreur supplémentaire de payer d’avance aux Départementales, au risque de sacrifier son électorat saint-paulois », à l’instar de ce qui s’est passé aux municipales et aux européennes.

Enfin, la section juge la position du Parti pour La Réunion (PLR) d’« atonie ». « Où sont les cadres du PLR, qui ont fondé le parti, étaient élus à la mairie, pourquoi ne sont-ils pas candidats », a demandé Philippe Yée Chong Tchi Kan. Pour ce dernier, « le double affichage-pas affichage n’est pas sain pour la vie politique » de Saint-Paul.
Il apparait édifiant pour le PCR, qu’« avec le forfait de ses cadres et sans le PCR, sans la mairie, sans l’union des forces de gauche et des verts, le mouvement PLR est en train de disparaître, tout seul, du radar politique saint-paulois ». Alors que « le mouvement possédait 62 % d’intention de vote aux municipales et vu les agissements, les mauvais choix, le mauvais bilan à la mairie », ce sont tous ces éléments « qui font perdre le PLR ».

Des principes de base

Dans un tel paysage politique, « fidèle à son mot d’ordre d’appel des Réunionnais à l’Union sur l’essentiel, le PCR a conclu des accords électoraux sur la base d’idées et de programmes. C’est l’honneur du PCR que de réussir ce genre d’accord, car c’est sa culture. C’est aussi l’honneur des co-candidats, car c’est leur intelligence ».

D’ailleurs « ce n’est pas anodin lorsque nous parlons d’union parce qu’il n’est pas évident de s’unir. C’est un effort fait pour se mettre d’accord avec les autres et inversement. Il faut le respect des différences » et des engagements, comme « ne pas changer d’étiquette en cours de mandat, concentrer les convergences », entre autres.
Philippe Yée Chong Tchi Kan a affirmé qu’« on ne peut pas diriger seul, c’est dans l’union que nous devons forger la direction de La Réunion ». Une direction mise en exergue sur la base des principes de « parole donnée, solidarité et respect des décisions collectives », qui « sont les valeurs autour desquelles le PCR a commencé sa refondation en 2012 ».

De plus, « la reconstruction de la section de Saint-Paul s’appuie sur les principes de l’union des générations, le partage des responsabilités et la promotion des femmes », retranscrit dans son projet-programme, dont les thèmes « culture et identité ; lutte contre la pauvreté ; aménagement et développement équilibrés ; préventions des risques naturels et maîtrise des dépenses publiques » sont détaillés. Philippe Yée Chong Tchi Kan a indiqué que « les élections ne sont qu’une étape de l’action politique », car le but du PCR est « d’unir les Réunionnais sur un projet collectif largement partagé pour s’imposer au gouvernement parisien ». Pour sa part la section de Saint-Paul milite à « la promotion et la vulgarisation du projet du PCR », du « projet communiste de la Côte Ouest » et d’unir les Saint-Paulois, à travers « un projet consensuel pour Saint-Paul ».



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  • Chaque maire à la Réunion cumule au minimum trois mandats :
    - Maire,
    - Président du CCAS : centre communal d’action social,
    - Président ou vice président d’un comité d’agglomération TCO, CINOR, CIREST, CASUD,
    à cela il faut parfois rajouter leurs fonctions de conseiller général, régional, député, sénateur, président de l’ADMR, du Grand Port maritime, des établissements fonciers de la Réunion, du centre de gestion, enfin bref la liste est vaste.
    Des fonctions, salaires, avantages, indemnités en tout genre raisons pour lesquelles ils se battent autant et paradoxalement ils n’ont plus le temps de recevoir leurs administrés. Il faut parfois compter minimum une année chez certains pour obtenir un rendez-vous malgré maintes et maintes relances, pour d’autres il faut aller récupérer un ticket pour un rendez-vous. Pauvre de nous et on se plaint du taux de chômage à la Réunion pendant que ces politiciens ne font que s’engraisser tant au sens propre que figuré. Combien de postes seraient-ils possible de créer si chaque politiciens étaient tenu à un seul mandat ? A méditer.

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