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Saint-Louis rejette Marine Le Pen

La population manifeste son indignation : pas de racistes à La Réunion

Témoignages.re / 8 février 2012

C’est à Saint-Louis, dans le quartier de l’Étang, que Marine Le Pen avait projeté la seule rencontre avec la population inscrite au programme de sa visite dans notre île. Une intention qui a tourné court, face à la mobilisation de la population et du Parti communiste réunionnais…

Dès le matin, un groupe de militants de la section communiste de Saint-Louis avait pris position sur l’une des voies menant à l’Étang du Gol, lieu où Marine Le Pen avait pris l’un de ses rendez-vous de campagne. Malgré la pluie, les citoyens saint-louisiens les ont rejoints en fin d’après-midi. Vers 16h30, c’est ainsi un cortège de près de 150 personnes qui a pris le départ, unies dans le refus des mots d’ordre racistes du Front national. Le défilé s’est vite heurté à un barrage établi par les gendarmes en vue de sécuriser le déplacement de Mme Le Pen, dans un quartier populaire franchement hostile.

Par des chemins détournés

Après un face à face sans incident, et le refus catégorique des forces de l’ordre de laisser les citoyens défiler sur la voie publique, Claude Hoarau a appelé les présents à un « meeting » improvisé dans la cour d’un camarade de la cité.
En réalité, l’élu réunionnais, dans le quartier comme un poisson dans l’eau, menait les manifestants à bon port par des chemins détournés, inconnus des gendarmes… C’est au son d’une "internationale" triomphante que le maire de Saint-Louis et les citoyens mobilisés ont occupé les alentours de l’édifice, face aux troupes clairsemées du Front national et à quelques « koko razé » venus de France. Face à la pression populaire, la candidate d’extrême droite n’a pas osé parcourir à pied les quelques mètres séparant la voie principale du lieu de l’invitation. C’est donc en automobile, escortée par un service d’ordre aux aguets et derrière un cordon de policiers qu’elle a opéré ce qui devait être un « contact avec la population ».

« Nous sommes républicains, c’est Mme Le Pen qui ne l’est pas »

Entouré d’une foule grandissante de Saint-Louisiens, Claude Hoarau s’est adressé à la presse réunionnaise et hexagonale. « Rien n’empêche Mme Le Pen de se rendre à La Réunion », a-t-il précisé, ajoutant que le Parti communiste réunionnais était « respectueux du cadre républicain ». Mais la liberté de la candidate du Front national ne doit en rien oblitérer celle des Réunionnais qui, a-t-il affirmé, « ont eux aussi le droit de manifester, et de dire à Mme Le Pen qu’elle n’est pas la bienvenue. Nous sommes venus le lui dire, et la présence de ceux qui sont ici a un sens clair : cela veut dire que nous sommes chez nous, dans notre pays. Et ce pays est un pays où tout le monde a des ancêtres immigrés. Dès lors, lorsque madame Le Pen vient nous vendre un programme qui prône le rejet de l’immigration, qui vise à interdire les manifestations en faveur des immigrés, nous nous sentons atteints au cœur de notre identité. Et nous descendons dans la rue pour le dire, et dire à Mme Le Pen que si nous sommes républicains, elle ne l’est pas. Qu’elle ôte de son programme toutes les clauses relatives à l’exclusion des immigrés et toutes les mesures qui visent à instituer l’exclusion, et elle rejoindra le panel des candidats républicains à une élection républicaine. Pour l’instant, elle ne se situe pas dans ce cadre-là. »

Ultime provocation

Des propos qui n’ont visiblement pas été du goût de Joseph Damour, représentant local du parti de Jean-Marie et Marine Le Pen. Hors de lui, celui-ci s’en prit aux manifestants, accusant en substance Claude Hoarau d’avoir obligé les employés communaux à manifester contre la candidate FN. Furieux d’entendre un inconnu mettre en doute la sincérité de leur engagement, les manifestants refoulèrent alors le provocateur jusque derrière un cordon de gendarmes reconstitué à la hâte. Après une visite écourtée, sans avoir rencontré un seul habitant de Saint-Louis à l’exception de son invitant, Marine Le Pen repartait sous la double escorte des gendarmes et des gros bras de son entourage. Fidèle à sa tradition d’engagement progressiste et de lutte sociale, Saint-Louis a rejeté Marine Le Pen.

Geoffroy Géraud-Legros


Le Pen appelle Guéant à l’aide !

Dans un communiqué diffusé hier, le service de presse de la chef de l’extrême droite appelle le ministre de l’Intérieur, Claude Guéant, à réprimer les Réunionnais sous couvert d’une soi-disant atteinte à la liberté d’expression.
L’extrême droite en profite pour insulter les Saint-Louisiens qu’elle qualifie de « nervis gauchistes ».
L’UMP va-t-elle voler au secours de l’extrême droite ?



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Messages






  • bravo mr le maire de st louis nou la pa besoin domoune comsa la rénion.
    ici nou viv an armoni, toute ansam.
    cet moin nana pou di pou la visite Mme le pen dan un temple normalement
    sacré , sa lé un insulte pou nout zancet ké la été dominé par bann esclavazist
    c’est à dire bann dictateur comme le front national.
    REVEILLE A NOU PEP MALBAR RENIONE .
    merci d’avoir met les chose o klèr mr le president de la fédération tamoul,c’est à dire Mr daniel minienpoulé.
    la relizion malbar sé la tolerance de l’un vers l’autre,le partage .
    LA RENION CE IN TI PARADIS MULTI ETNIK,MULTI RELIZION,ET DE TOUTE LES COULEUR.
    la poin la place pou bann racist .
    laisse renioné trankil.

    chapel la misere .

    maurice szingainy

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