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Sainte-Suzanne : « Lutter pour un avenir meilleur »

Inauguration de la permanence de Maurice Gironcel à Quartier Français

Témoignages.re / 4 février 2014

Lors de l’inauguration de sa permanence samedi, le candidat du Parti Communiste Réunionnais à Sainte-Suzanne, Maurice Gironcel a tenu un discours rassembleur, car « seule l’union permet de gagner les luttes ». Des luttes contre la pauvreté, la précarité, le chômage, pour une ville agréable, sécurisée, « où il fait bon vivre », a évoqué ce dernier.

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Forte mobilisation pour l’inauguration de la permanence de Maurice Gironcel à Quartier-Français.

Devant plus de 350 militants et militantes, Maurice Gironcel a inauguré sa première permanence à Quartier Français, lieu symbolique dans l’histoire de La Réunion. Berceau du peuplement de l’île, Quartier Français est aussi au cœur des luttes depuis de nombreuses années.

Les limites du gouvernement

La France tente toujours de sortir de la crise. Pour cela, le gouvernement a lancé de nombreuses réformes, destinées à faire des économies. Ces économies de 50 milliards sont faites sur le dos du peuple. En remettant en cause l’allocation chômage, la retraite, et en mettant en place des pactes et plans destinés à satisfaire le patronat, le peuple est pris à la gorge.
D’ailleurs, contrairement à ce qu’avait promis le président François Hollande, la courbe du chômage ne s’est pas inversée. Pire, avec les lois mises en vigueur comme l’ANI (accord national inter-professionel), la retraite, le droit des travailleurs a été remit en cause. Le gouvernement a décidé d’atteindre ses objectifs au détriment de ses concitoyens.

Sortir La Réunion de la crise

Sur la base du contrat signé à Saint-Louis, en avril 2012, avec le candidat François Hollande, le PCR s’était engagé à ses côtés pour la présidentielle. Mais aujourd’hui, le contrat est rompu. Les engagements passés (autonomie énergétique, autosuffisance alimentaire, tram-train) n’ont pas été tenus.
Le gouvernement va désormais sur une voie anti-sociale, avec la suppression du RSTA pour les travailleurs les plus démunis, la fin de la prime COSPAR et toutes les coupes engagées par le gouvernement auprès des collectivités.

La crise est due essentiellement à un système qui a atteint ses limites en France, mais surtout à La Réunion. Face à la hausse du chômage, le gouvernement mise sur les contrats aidés, les emplois d’avenir, la Garantie Jeunes et tous types de contrats précaires, qui ne répondent pas sur le long terme aux besoins des gens. « On ne peut pas construire son avenir avec un contrat précaire ».

Casser les monopoles

Aujourd’hui, les Réunionnais sont étranglés. La cherté de la vie pèse chaque jour un peu plus sur les ménages. Le monopole dans le secteur alimentaire pousse les Réunionnais à mal consommer et à attendre des importations. Il n’y a pas que dans l’alimentaire, que l’emprise des grandes sociétés pèse sur nous.
La Réunion est dépendante des monopoles depuis plus de 60 ans, le tout orchestré par les gouvernements successifs. La grève des stations service est un exemple flagrant de cette dépendance vis à vis des pétroliers, qui parviennent d’ailleurs à faire plier le gouvernement. A l’heure où chacun admet l’impact des changements climatiques, on est encore dépendant du pétrole.

Dans le passé, La Réunion était la pionnière de l’énergie renouvelable et allait tendre vers l’autonomie énergétique. Alors les Réunionnais auraient pu compter sur un transport en commun propre, le tram train, leur évitant d’attendre pendant des heures dans les stations essence à la veille d’une grève. Ces menaces sur notre quotidien (alimentaire et pétrolier) doivent cesser, on peut toujours attendre des autres. Nous, Réunionnais, nou lé kapab. Capables de cultiver ce dont on a besoin pour vivre. La situation des planteurs est catastrophiques aujourd’hui.

Le cyclone Béjisa a détruit des kilomètres carrés de terres maraîchères, et pourtant Sainte-Suzanne n’a pas été classé en zone sinistrée. Voila, une injustice à dénoncer pour les agriculteurs de notre commune. Il faut lutter pour défendre leurs intérêts parce que tout seul, c’est difficile.
C’est ensemble ensemble que l’on pourra imposer la protection de nos terres, mais aussi de notre canne à sucre. Il faut se rappeler 1955 lors du combat historique mené par les ouvriers et les planteurs pour sauver leur usine. C’est par la lutte qu’ils ont gagné et c’est par l’union qu’ils ont pu mener cette lutte.

En avant pour la lutte !

Depuis des décennies, le Parti Communiste Réunionnais dénonce l’intégration et l’assimilation au système français. Le calendrier scolaire est un exemple fondamental dans cette lutte. Comment peut on laisser nos enfants travailler dans des classes à 35°C. Le climat à La Réunion n’est pas le climat en France. Le calendrier climatique est la seule solution. Pas besoin de concertation, pas besoin de changement. Le calendrier climatique doit préserver nos enfants des dangers du climat et doit leur permettre de travailler dans un environnement sécurisé et serein.

Parmi les vraies batailles de fond : l’emploi des Réunionnais. Aujourd’hui, trop de Réunionnais n’ont pas de travail. Cette situation est inadmissible, mais elle est surtout une lutte globale pour La Réunion. On ne peut pas aujourd’hui diviser la population sur des questions politiciennes, mais unir tout le monde pour imposer le recrutement de réunionnais dans les secteur public et privé. Les postes disponibles à La Réunion ne doivent pas échapper aux Réunionnais. Il y va de l’avenir de notre pays.

« Si on ne lutte pas, on ne gagne pas »

Pour pouvoir mener ces luttes pour Sainte-Suzanne, il faut une équipe qui soit à l’écoute de la population, qui en cette période de crise a besoin d’être accompagnée. C’est le sens que nous voulons donner à cette permanence qui est ouverte à la population. Permettre à chaque citoyen de s’exprimer, de donner son opinion, de participer à la construction de sa commune et de son pays.

« Si on ne lutte pas, on ne gagne pa ». Pour Maurice Gironcel et toute son équipe, les combats que l’on mène se font essentiellement dans l’unité. C’est pourquoi, il faut la solidarité entre tous pour mener la lutte des municipales, cela passe par l’union des forces vives, et notamment du mouvement d’Eddy Adekalom (PACTE). Le temps de la division et des disputes doit prendre fin parce que le plus important est de se réunir sur l’essentiel. D’autres permanences vont s’ouvrir, pour que chacun apporte sa contribution, et que le candidat et ses colistiers soient le plus proche de la population. C’est par la lutte, que nous tous militants et militantes prendrons part au développement de notre commune et de notre pays.


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