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Sainte-Suzanne sera le point de départ de la fin du "président du pouvoir d’achat"

29 janvier, 22 avril et 10 juin

Témoignages.re / 4 janvier 2012

Dans ses vœux, Nicolas Sarkozy a jugé la mondialisation des échanges responsable de la hausse du chômage en France. Il a annoncé la création d’une nouvelle taxe. Pour financer une baisse du coût du travail, la TVA va augmenter. Hier, Valérie Pécresse, porte-parole du gouvernement, a même dit que cela devra se faire avant les élections. À La Réunion, Didier Robert aura donc comme tâche de convaincre les Réunionnais de voter pour un candidat qui s’engage à faire baisser le pouvoir d’achat. Sarkozy devra donc être battu le 22 avril. Le 29 janvier, la victoire de la liste soutenue par le PCR et conduite par Maurice Gironcel sera le point de départ de la défaite de celui qui se vantait d’être le "président du pouvoir d’achat".

Nicolas Sarkozy est un partisan de la mondialisation ultra-libérale. En 2005, il avait appelé à voter "oui" au traité constitutionnel européen qui prévoyait l’institution de "la concurrence libre et non faussée" dans le texte. Par voie de référendum, le peuple a refusé ce traité. Qu’à cela ne tienne, dès qu’il est arrivé à la direction de la République, Nicolas Sarkozy s’est employé à faire adopter le même texte, mais simplifié. C’est le traité de Lisbonne. Son fanatisme à défendre les thèses de la mondialisation ultra-libérale l’a conduit à refuser au peuple le droit de s’exprimer cette fois-ci. Le traité simplifié a été ratifié par un Parlement dominé par son parti et ses alliés.
Nicolas Sarkozy est donc un défenseur de la mondialisation ultra-libérale.

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Pour battre Sarkozy, lançons la dynamique dès le 29 janvier à Sainte-Suzanne avec la victoire de Maurice Gironcel.

Une nouvelle taxe pour boucher les trous

Cela s’est confirmé quand il s’est trouvé en responsabilité au niveau international. En 2011, il a eu la double casquette de président du G8 et du G20. Contrairement à tous les discours sur la mise au pas de la finance internationale, jugée responsable de la crise financière, Nicolas Sarkozy n’a pas fait passer sa taxation sur les transactions financières.
Il n’a pas non plus remis en cause l’hégémonie du dollar en lançant son « nouveau Bretton Woods » du discours de Toulon en 2008. Bien au contraire, à la sortie de sa double présidence, l’euro a perdu de la valeur face au dollar. Cela rend notamment les dérivés du pétrole plus cher, et diminue donc le pouvoir d’achat.
Quand Nicolas Sarkozy a eu la possibilité d’agir, il a défendu la mondialisation libérale.
Pendant ces cinq années, il n’a pas été capable d’anticiper les effets de cette mondialisation sur l’économie de son pays dans un contexte de crise, là, réside sa responsabilité. Ce n’est pas la faute des importations chinoises si la France est en crise, d’autres pays commercent avec la seconde puissance économique mondiale sans qu’ils aient des difficultés comme la France.
Mais pour Sarkozy, c’est là qu’il faut insister : « il faut alléger la pression sur le travail et faire contribuer financièrement les importations qui font concurrence à nos produits avec de la main-d’œuvre à bon marché », a-t-il dit samedi.
Cela va se décliner dans une TVA affublée de l’adjectif social, qui compensera une baisse des recettes de l’État. Car la baisse du coût du travail se fera par une nouvelle diminution de l’impôt payé par les entreprises. La hausse de la TVA, c’est une baisse du pouvoir d’achat, et cela touche en priorité les faibles revenus car la TVA n’est pas proportionnelle au salaire.

Premier rendez-vous : Sainte-Suzanne

Le gouvernement agira pour que ce nouvel impôt existe avant les élections, a dit hier sa porte-parole Valérie Pécresse. Il est donc certain que la baisse du pouvoir d’achat va figurer dans les mesures de Sarkozy.
Voilà le programme que Didier Robert va tenter de vendre aux Réunionnais. Sarkozy devra donc être battu à la présidentielle pour éviter cette nouvelle baisse du pouvoir d’achat.
L’élection municipale de Sainte-Suzanne s’inscrit dans le calendrier électoral qui va mener à la présidentielle puis aux législatives. Pour battre Sarkozy, lançons la dynamique dès maintenant. Le 29 janvier à Sainte-Suzanne, la victoire de la liste soutenue par le PCR et conduite par Maurice Gironcel sera le point de départ de la défaite de celui qui se vantait d’être le "président du pouvoir d’achat".


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