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Sanction contre le gouvernement

Premier tour des municipales en France

Céline Tabou / 25 mars 2014

La quasi totalité des maires sortants de droite ont été réélus en France, a contrario les maires socialistes se retrouvent en ballotage au second tour. Le premier tour des élections municipales ont été un sanction contre le gouvernement de François Hollande et « un cru exceptionnel » pour le Front National.

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Cette élection aura été marquée par un taux d’absentions record. Selon les estimations du ministère de l’intérieur, fournies aux médias, lundi 24 mars, 37% d’électeurs n’ont pas voté. Un chiffre, s’il est confirmé, est en hausse par rapport à 2008, où 33,5% des Français sont restés chez eux.

Mécontentement et division au PS

Les résultats des urnes ont confirmé un vote sanction de la gauche au pouvoir. Le ministre de l’intérieur, Manuel Valls a annoncé les résultats consolidés sur l’ensemble du territoire français : la gauche est à 37,74%, la droite à 46,54%, l’extrême droite à 4,65%. Face à ces chiffres, le ministre a assuré que « rien n’est joué », pour le second tour, il a appelé à « se rassembler » et « fusionner les listes ». Face au score du Front National, la Gauche a appelé « à faire barrage au Front national au second tour ». Une idée rejetée par l’UMP, refusant toute idée de « front républicain » préférant maintenir en cas de triangulaire.

En Outremer, FranceTv et l’Agence France Presse parlent de « défaite de Victorin Lurel ». Vote sanction contre le ministre des Outremers, les socialistes sont en mit en difficulté à La Réunion et en Guadeloupe. Dans ce dernier département, les candidats soutenus par le ministre ont été battus dès le premier tour. Victorin Lurel, perd son fief de Vieux-Habitants en Guadeloupe.

Mis à mal par les résultats, la porte-parole du gouvernement, Najat Vallaud-Belkacem dit ne pas « croire à un changement » de politique du gouvernement, qui doit « tenir le cap » malgré les mauvais chiffres de son camp. Vis à vis d’un possible changement de politique du gouvernement, cette dernière a répondu sur France 2 qu’il y a « sans doute, certains l’ont dit par leur vote ou par l’abstention. Est-ce que pour autant c’est une raison aujourd’hui d’annoncer un changement ? Je crois au contraire que ce qui fait la force de ce gouvernement, c’est de tenir le cap sur des politiques et des réformes qu’il a commencé à conduire, qui certes n’ont pas encore toutes porté leurs fruits. »

Montée du Front National

Alors que la gauche se divise et se voit en ballotage plus ou moins favorable, le droite profite de cette éclaircit pour remporter des mairies. Les problèmes internes occultés un temps, l’objectif est de maintenir les listes au second tour. le président de l’UMP, Jean-Fraçois Copé a d’ailleurs assuré qu’il n’y aura « pas à voter pour une liste PS alliée au Parti de gauche ». Ajoutant que « celles et ceux qui ont voté pour le FN, pour marquer leur colère », doivent reporter « leur voix » sur les candidat UMP.

Pendant ce temps, le FN savoure. Steeve Briois est élu dès le premier tour à Hénin-Beaumont, avec 50,26% des voix. Philippe Lottiaux arrive en tête à Avignon 29,63% des suffrages, contre la PS Cécile Helle (29,54%). Robert Ménard, ex-président de Reporters Sans Frontières, arrive en tête à Béziers, avec 44,88% des voix. Des villes de droite mais aussi socialistes ont basculés au FN. Il s’agit là pour Marine Le Pen, de la « fin de la bipolarisation de la vie politique ».

Cette dernière a indiqué que « le Front national arrive comme une force politique autonome », ce scrutin est un « cru exceptionnel pour le FN ». Le président du mouvement Bleu Marine, a indiqué que « Le Front national a pu renaître de ses cendres grâce à Nicolas Sarkozy, car c’est l’effondrement de sa politique, l’enfumage de sa politique qui a permis au FN, qui était à 4,5 aux législatives en 2007, d’être aujourd’hui une des grandes forces politiques du pays ».

Céline Tabou


Kanalreunion.com