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Sanctionnons les démolisseurs des 15.000 emplois des énergies renouvelables

Dans 10 jours les élections

Manuel Marchal / 10 mars 2011

« Tout simplement une catastrophe », c’est en ces termes qu’un dirigeant d’une entreprise qualifie le coup d’arrêt donné par le Gouvernement à la filière photovoltaïque. Après un moratoire de trois mois, de nouvelles règles s’appliquent. À La Réunion, c’est la confirmation de la démolition de la filière des énergies renouvelables : après la géothermie, c’est la casse du photovoltaïque. Ce sont 15.000 emplois durables pris aux Réunionnais. En tant que membre du bureau politique de l’UMP, Didier Robert est un inspirateur de cette démolition.

« C’est juste une catastrophe » : voilà comment le dirigeant d’une entreprise de la filière du photovoltaïque qualifie les nouveaux tarifs de rachat de l’électricité produite par des panneaux solaires.
C’est donc un nouveau grand chantier que Didier Robert a réussi à démolir : les nouvelles règles qui s’appliquent signifient la casse de la filière photovoltaïque à La Réunion.
C’est le troisième volet de la stratégie de démolition d’un grand chantier, celui de l’autonomie énergétique en 2025.
Dès son arrivée à la présidence de la Région, Didier Robert a décidé de stopper la géothermie.
Arrive ensuite la décision d’arrêter le tram-train : ce projet était essentiel à la réalisation de l’autonomie énergétique. En effet, il avait pour objectif de diminuer considérablement la pollution dans les transports, et donc de favoriser l’utilisation des énergies renouvelables dans les déplacements.
Puis c’est au tour du photovoltaïque d’être dans la ligne de mire. En tant que membre du bureau politique de l’UMP, Didier Robert participe à la définition de la politique du gouvernement, et donc aux décisions prises. Il porte donc une responsabilité dans celle de donner un coup d’arrêt au développement de la filière photovoltaïque. En tant que député de La Réunion, Didier Robert n’a pas agi pour s’élever contre ce projet du gouvernement, renforçant encore sa responsabilité dans cette catastrophe en préparation.
Il n’a d’ailleurs pas fallu attendre longtemps pour voir la direction d’EDF sortir du bois. Selon elle, il est maintenant nécessaire de construire deux turbines au fuel supplémentaires à La Réunion. C’est un nouveau coup porté à l’autonomie énergétique.
En décembre, le Gouvernement décrète un moratoire de trois mois pour toute nouvelle installation. Le 5 mars, la sortie du moratoire s’accompagne de nouvelles règles qui ont un but : faire couler à pic le projet d’autonomie énergétique de La Réunion et les 15.000 emplois au moins qui vont avec.
Cela fait moins d’un an que Didier Robert a donné le signal de la démolition de l’autonomie énergétique en stoppant la géothermie, et aujourd’hui les dégâts sont considérables. C’est une facture de plusieurs centaines de millions d’euros annuels en constante augmentation qu’il impose aux Réunionnais, et ce sont 15.000 emplois durables que l’UMP prend aux Réunionnais avec la complicité du président de la Région.
Dans 10 jours, une occasion unique se présente. Il sera possible de sanctionner les responsables de la démolition des 15.000 emplois des énergies renouvelables. C’est en effet le démolisseur qui a pris la tête de la campagne des cantonales de l’UMP à La Réunion. Dès le 20 mars, pas une voix pour les démolisseurs de l’autonomie énergétique de La Réunion.

M.M.


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