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Scandaleux : 200 personnes ne sont pas payées après plus d’un mois de travail

Daniel Alamélou et la détresse des chômeurs de Sainte-Suzanne

Témoignages.re / 4 février 2012

Sur Antenne Réunion, une personne de Saint-Denis dénonce des embauches électorales survenues en pleine campagne électorale. Le chiffre de 200 a été annoncé ! Sur place, à Sainte-Suzanne, l’association GOUSSE, présidée par Max Carpin, demande à la présidente du Conseil général de verser en urgence l’argent pour payer les travailleurs. Que s’est-il passé pour que l’on se trouve dans cette situation ? A quoi joue Alamélou ?

Le manque d’emplois est un problème grave. Les élus ont toute l’année pour s’occuper de ces affaires. Mais certains ont une fâcheuse tendance à montrer du zèle à l’approche des élections, voire en pleine campagne électorale. Cela constitue des embauches électorales. Or, la loi condamne de telles pratiques.

A Sainte-Suzanne, l’association GOUSSE a obtenu 200 contrats du Conseil général. Les embauches ont été lancées en fin de décembre et le travail entrepris début janvier. Or, la date des élections étaient déjà connue : le 29 janvier. Cela n’a pas occasionné un scandale, car tout le monde connaît les besoins des gens.

Mais dans la semaine avant le premier tour, les travailleurs apprennent que l’association n’a pas l’argent pour les payer à la fin du mois. Alamélou est informé de la situation et s’inquiète. Il comprend parfaitement le danger, car le président de l’association GOUSSE fait partie de la Direction de sa campagne électorale. Lui-même a beaucoup misé sur l’accélération de ces embauches.

Max Carpin adresse une lettre à Mme la Présidente du Conseil général 4 jours avant le vote pour lui demander de verser en urgence la subvention nécessaire pour payer les travailleurs.

Impossible, c’est déjà la fin de semaine. La lettre sera utilisée pour calmer les travailleurs qui commencent à s’inquiéter. Ils ont travaillé. Ils veulent être payés à la fin du mois. C’est normal.

Le premier tour des élections est fini. Nous sommes déjà le 4 février, les travailleurs n’ont toujours rien reçu. Il est certain que ces travailleurs seront payés, mais l’irresponsabilité amène à une situation très grave.

Comment une association peut-elle embaucher des gens alors qu’elle n’a pas les financements pour les payer ? Qui a donné l’ordre à l’association de procéder à ces embauches à cette date ? Ne fallait-il pas attendre que le compte de l’association soit approvisionné pour engager les recrutements ?

La procédure de versement de subvention du Conseil général est compliquée et prend du temps. Il faut le contrôle du Trésor, etc.

Cette situation est d’autant plus regrettable que les travailleurs ne sont pour rien dans cette affaire. Ils sont les victimes de responsables politiques et associatifs qui exploitent, sans scrupule, leur détresse.

Pourquoi Alamélou a-t-il laissé son ami qui préside le GOUSSE dans cette galère ?

Si une telle affaire se passait dans une entreprise qui avait fait travailler 200 personnes, sans les payer, comment aurait-on réagi ?


Alamélou est-il apte à diriger une mairie ?

Comment peut-on créer une simple association, obtenir 200 contrats et 1 million d’euros ? L’élu en charge de ce dossier n’a-t-il pas agi avec légèreté ? N’est-il pas en pleine compromission ? Pourquoi n’a-t-il pas conseillé son ami Carpin d’attendre avant d’embaucher ? La proximité des élections doit-elle justifier toutes ces dérives ? Au final, il faut remercier Alamélou soi-même : ce dossier a permis de montrer qu’il n’est pas un homme fiable ! En plus, c’est un frimeur ! Il n’est pas capable de diriger une mairie.


Il profite du chômage pour distribuer 200 contrats sans être sûr de payer les salaires : qui peut voter pour un tel incapable ?


Le GOUSSE : un petit ARAST

Vous connaissez tous le scandale de l’ARAST. Les dirigeants de cette association l’ont conduit dans le mur. Ce qui se passe avec les "emplois-magouille" au service d’Alamélou, c’est la reproduction d’un petit ARAST. Ce sont 200 personnes au chômage qui ont cru qu’elles auraient un salaire. Comme à l’ARAST, ce sont les responsables des embauches qui sont à l’origine du scandale.


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