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SPLA Maraïna : stop au gaspillage de l’argent public

L’Alliance protège les intérêts des Réunionnais

Témoignages.re / 4 décembre 2013

1,4 million d’euros : c’est le déficit cumulé en 2 ans par une société dont le PDG rémunéré s’appelle Didier Robert, président de la Région. La SPLA Maraïna est bien incapable d’avoir un chiffre d’affaires satisfaisant (222.000 euros cumulés en 2 ans), et son budget sert essentiellement à payer des salaires, dont celui de Didier Robert. Pour l’Alliance, « dans le contexte de crise économique et sociale que subissent les Réunionnais, il est urgent d’arrêter les dégâts et de mettre fin au gaspillage de l’argent public ». Voici le communiqué de l’Alliance, avec des inter-titres de "Témoignages".

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La Commission Permanente réunie ce jour sous la présidence de Jean-Louis Lagourgue, a pris connaissance du rapport d’activités pour l’année 2012 de la SPLA Maraïna.

Le constat établi est implacable et accablant : le déficit de la société présidée et dirigée par Didier Robert s’est aggravé ; établi à - de 448.713 euros en 2011, il atteignait fin 2012, -1,390.803 millions d’euros. L’ampleur de ce déficit a d’ailleurs obligé le Conseil d’administration à convoquer une assemblée générale des actionnaires pour se prononcer sur la poursuite ou non des activités.

Face au chiffre d’affaires nul de la SPLA l’an dernier, la Région, son actionnaire majoritaire, avait alors indiqué que la situation serait redressée en 2012, en lui attribuant une série d’opérations. 

Chiffre d’affaires loin des promesses

Force est de constater que la SPLA s’est révélée incapable de les mener à bien, malgré le triplement de son personnel en un an. Son chiffre d’affaires demeure médiocre (seulement 222.000 euros), alors que le PDG de la SPLA avait annoncé publiquement un chiffre d’affaires prévisionnel de plusieurs millions d’euros pour 2012.

Cette fois encore, la Région ressort exactement les mêmes arguments en indiquant que la situation s’améliorera en 2013. Il est donc permis de s’interroger. La SPLA sera t elle capable de réaliser le plan d’affaires qui lui est confié, dans des condition particulièrement avantageuses, alors qu’elle a fait la preuve durant 2 ans de son incapacité ?

A la lumière de son bilan d’activités, la question de l’avenir de la SPLA se pose.

La gouvernance et le management de la SPLA sont manifestement défaillants. Il appartient au PDG de celle-ci d’en tirer toutes les conséquences. Didier Robert devrait renoncer à percevoir une rémunération qui s’avère indécente dans ces conditions, et faire la preuve de son désintéressement financier.

« Urgent d’arrêter les dégâts »

Fondamentalement, la Région doit-elle continuer à soutenir les yeux fermés une structure défaillante dont une part essentielle du budget consiste à rémunérer ses dirigeants et son personnel, sans générer de chiffres d’affaires le justifiant ? La Région doit-elle continuer à s’adresser systématiquement à une structure pour la réalisation de missions que celle-ci est incapable de mener directement, ce qui conduit la SPLA à recourir à des prestataires extérieurs ?

A l’heure actuelle, la SPLA n’a fait la démonstration d’aucune valeur ajoutée, sauf à recevoir des subventions et à alourdir les procédures. Or la Région envisage de transformer la SPLA en SPL pour augmenter ses compétences alors qu’elle a déjà du mal à exercer ses missions actuelles.

Dans le contexte de crise économique et sociale que subissent les Réunionnais, il est urgent d’arrêter les dégâts et de mettre fin au gaspillage de l’argent public.


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