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Tous au premier meeting de Pour une Réunion nouvelle

Demain à Saint-Joseph

Témoignages.re / 14 novembre 2015

Une semaine après le succès populaire de la présentation de la liste d’union Pour une Réunion nouvelle, ce sera demain le premier meeting de la liste conduite par Patrick Lebreton. Rendez-vous à Saint-Joseph pour ce qui s’annonce d’ores et déjà comme un temps fort de la campagne des élections régionales à La Réunion.

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Une semaine après le succès populaire à Saint-Denis de la présentation de la liste d’union Pour une Réunion nouvelle, demain le premier meeting à Saint-Joseph.

Dimanche dernier, la salle Candin à Saint-Denis a accueilli la présentation de la liste d’union des forces de Progrès. Pour une Réunion nouvelle s’articule autour de l’union PCR-Progrès actée pour 20 ans. D’autres partis ont répondu à cet appel à l’union : le Parti des radicaux de Gauche, le Mouvement républicain et citoyen ainsi qu’une part importante du Parti socialiste à La Réunion. Aux côtés des organisations politiques, la société civile est une composante de la liste de rassemblement conduite par Patrick Lebreton. Elle est représentée par des organisations comme Terla ou l’Association de défense des intérêts des Réunionnais de l’Est, ainsi que par des personnes.
Tous unis pour un objectif : conduire La Réunion sur le chemin du développement avec un plan sur 20 ans.

Analyse partagée

Les indicateurs sociaux sont connus. Ils dressent le portrait d’un territoire jugé « hors norme » par une étude sur la pauvreté publiée en 2013 par l’INSEE et le Conseil général. Ce sont par exemple un taux de chômage proche de 30 %, près de la moitié de la population en dessous du seuil de pauvreté, plus de 110.000 illettrés, plus de 20.000 familles en attente d’un logement social.

À cette crise sociale s’ajoutent des rendez-vous redoutables. La Réunion sera confrontée en 2017 à la fin du quota sucrier, c’est la menace sur 18.000 emplois. Toujours en 2017, c’est l’incertitude sur l’efficacité du dispositif prévu pour remplacer la défiscalisation. Cette aide de l’État est devenue un soutien essentiel à la construction de logements sociaux.

En 2020, c’est la fin de la dérogation qui maintient l’octroi de mer. Cette taxe protège les produits fabriqués à La Réunion de la concurrence et est une recette très importante pour les collectivités. C’est au cours des années qui viennent que les pays voisins et l’Union européenne appliqueront l’accord de partenariat économique qui intégrera La Réunion dans une zone de libre-échange de plus de 600 millions d’habitants.

Avec le système actuel, La Réunion court à la catastrophe. Une possibilité de changement est ouverte avec le débat sur l’égalité réelle qui commencera après les élections régionales. Il peut déboucher sur une évolution institutionnelle qui permettra de réformer la structure de La Réunion, comme l’avait fait la loi du 19 mars 1946 abolissant le statut colonial. C’est donc un rendez-vous à ne pas rater pour débloquer la situation et espérer sauver La Réunion. Sur la base de cette analyse, l’union a été possible.

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Pendant la présentation de la liste Pour une Réunion nouvelle.

Pour une autre politique

C’est le 5 septembre que l’union a été actée. Pour la première fois, le PCR n’est plus la seule organisation politique à mettre en avant la nécessité de proposer des solutions réunionnaises aux problèmes réunionnais. Le Mouvement Progrès partage cette analyse. C’est un pas décisif dans la construction du rassemblement qui changera La Réunion, comme le CRADS avait réussi à le faire en 1945-1946.
Depuis deux mois, l’union PCR-Progrès n’a donc cessé de se renforcer. Le PRG et le MRC ont élargi le rassemblement, ainsi que 9 sections du Parti socialiste réparties sur toute l’île.

Dimanche dernier, la dynamique de l’union s’est traduite dans la liste Pour une Réunion nouvelle. Elle est le reflet du respect de tous les partenaires, en portant l’idée du renouvellement de la classe politique. Elle s’attache également à représenter la diversité de La Réunion du 21e siècle. La présence en 4e position de Laïnati Ali signifie en effet que pour la première fois, une Réunionnaise d’origine mahoraise sera conseillère régionale.

La présentation s’est faite à Saint-Denis, ville dirigée par un candidat d’une liste concurrente. Cela n’a pas empêché un succès populaire grâce à la participation de nombreux Dionysiens.

Demain, ce sera le premier meeting de la liste. C’est donc une étape importante dans la mobilisation qui s’accentuera constamment jusqu’au scrutin. La réunion se tiendra à Saint-Joseph. Plusieurs milliers de personnes sont attendues. Ce sera sans nul doute un événement capital de la campagne des élections régionales à La Réunion. Alors demain, tous au meeting !


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