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Toutes les critiques convergent vers la réalisation du tram-train et de la route du littoral

Un tournant dans les élections régionales

Manuel Marchal / 3 mars 2010

Les adversaires de la Région avaient focalisé leurs attaques sur le tram-train et la route du littoral. Toutes les critiques convergent vers un même objectif : réalisation des deux projets avec le financement du Protocole de Matignon. C’est le résultat d’un débat ouvert, au cours duquel chacun a pu exposer son point de vue et qui est tranché avant le scrutin.

L’Alliance a fait part de son analyse au sujet d’un tournant de ces élections régionales. Les adversaires de la liste conduite par le président sortant de la Région, qu’ils soient de l’UMP ou du PS, voient leurs arguments s’effondrer face à la réalité des faits. Des arguments sur la base desquels les adversaires de l’Alliance ont base leur campagne. Du côté de l’UMP et du PS, il était question de sévères critiques sur le tram-train. Au départ, il n’était pas question de le faire, puis chacun a fini par intégrer le tram-train dans son projet. Pour Didier Robert, il fallait construire d’abord la route du littoral. Pour Michel Vergoz, la réalisation du tram-train supposait le versement de la dotation ferroviaire. Paul Vergès démontre que ces arguments tombent les uns après les autres.

Un état d’avancement différent

Tout d’abord, sur la question de la supposée priorité accordée par l’Alliance à la réalisation du tram-train sur celle de la route du Littoral, Paul Vergès rappelle quelques réalités. Elles démontrent que les deux grands chantiers ne sont pas en concurrence, l’un ne va pas sans l’autre. Ces deux chantiers sont inscrits dans un contrat de financement signé par le Premier ministre et la Région en janvier 2007, le Protocole de Matignon, qui garantit plus de 2 milliards d’euros d’investissements pour La Réunion, à condition que les deux chantiers soient réalisés. Il est donc inutile de dissocier le tram-train de la route du littoral.
Pour ce qui concerne le tram-train, les réseaux ferrés sont de la compétence de la Région. La collectivité a donc lancé les études puis les consultations. Aujourd’hui, le chantier est prêt à démarrer. Paul Vergès prévoit les premiers coups de pioche pour le second semestre.
Concernant la Route du littoral, la compétence a été transférée à la Région le 1er janvier 2009. Le dossier n’est pas encore prêt. Les études sont encore en cours et le démarrage du chantier doit survenir avant 2014.
Cela indique qu’aucun chantier n’est prioritaire, mais les deux en sont à des stades différents d’avancement pour des raisons indépendantes de la volonté de la Région. Puisque les études sur le tram-train en sont arrivées à un point où le chantier est prêt à démarrer, il est donc logique que cela soit celui-ci qui soit lancé en premier.

Pour le tram-train

Le tête de liste de la « filiale départementale » du PS, Michel Vergoz, utilise quant à elle un autre argument. Ce candidat se dit pour le tram-train, sous condition du versement par l’État d’une dotation ferroviaire pour l’entretien de cette infrastructure. Or, Martine Aubry, première secrétaire du PS, a récemment déclaré que le tram-train est fondamental pour La Réunion, et que le versement à la Région de la dotation ferroviaire est une question de principe. L’argument de la fédération départementale du PS est donc remis en cause par la direction parisienne du PS.
« Que reste-t-il de l’argumentation ? Qu’ils disent maintenant quelle est leur solution ? », interroge Paul Vergès. Est-ce le vide, ou alors « réalisons le consensus sur ces deux grands chantiers ».
Le débat a été nécessaire, il a été ouvert. Chacun a exposé son point de vue et il a été tranché avant même le vote. Car les idées convergent vers le fait que les deux projets sont liés, ne sont pas concurrents et ils se feront.

Manuel Marchal


Les 2000 bus de Didier Robert : « impossibilité légale absolue »

La tête de liste investie par l’UMP n’hésite pas à proposer l’illégalité comme alternative au tram-train demandé par la très grande majorité des Réunionnais.

Tête de liste de l’UMP, le député-maire du Tampon, Didier Robert, propose de prendre les crédits destinés au tram-train pour acheter et faire fonctionner 2.000 bus. Paul Vergès est étonné qu’« une telle solution puisse être avancée à ce degré de responsabilité ». Car si la construction d’un tram-train relève de la Région, celle du transport routier public est la compétence de la commune en tant qu’autorité organisatrice de transport pour les réseaux urbains, et du Conseil général pour les réseaux interurbains. « Comment des candidats peuvent dire qu’ils vont violer la loi et organiser la tutelle de la Région sur les autres collectivités ? », souligne Paul Vergès. L’exploitation par la Région d’un réseau de 2.000 bus est une « impossibilité légale absolue ».


Logement social : confusion des mots et des compétences

La liste PS confond aménagement du territoire et aménagement de terrains à construire.

Une représentante de la liste socialiste, par ailleurs adjointe au maire de Saint-Denis, reconnaît que le logement est une compétence de l’État, mais dit que la Région doit s’y impliquer davantage car la collectivité est compétente en matière d’aménagement.
Cette proposition souligne manifestement une confusion de la part de son auteure. Car la Région est compétente en matière d’aménagement du territoire, et pas dans l’aménagement de terrains pour construire des logements sociaux.
Pour sa part, la Région, au même titre que l’État et le Conseil général, contribue à l’Établissement public foncier régional (EPFR) chargé de faire le "portage" du foncier au profit des communes qui veulent construire des logements sociaux. « Pourquoi remettre en cause cet accord par l’augmentation de la part de la Région ? ».
Enfin, Paul Vergès rappelle que l’achat du foncier ne suffit pas à construire des logements. Il cite l’exemple du Pôle océan à Saint-Denis. Sur cette vaste superficie en plein centre de la capitale devaient surgir des centaines de logements sociaux. L’EPFR a donc acheté du foncier sur cette zone afin de faciliter leur réalisation. Mais trois ans après cette acquisition, la municipalité de Saint-Denis n’a pas encore lancé de projet.


À suivre sur www.lalliance.re

Tram-train, route du littoral : la réalité des deux grands projets

« L’Alliance a inscrit le début des travaux de la future route du littoral et le lancement du chantier du tram train parmi ses priorités, à court terme, contribuant ainsi à la relance de l’activité économique de la Réunion.

Le protocole de Matignon signé le 19 janvier 2007 avec le Premier Ministre et l’actuel Président de la République fixe le montage financier des deux infrastructures.

C’est pour cela que les deux projets font déjà l’objet d’une programmation bien définie :

- Tram train : début des travaux second semestre 2010 pour une livraison en 2013 pour la partie Saint-Denis et 2017 jusqu’à Saint-Paul.

- Route du littoral : début des travaux en 2012, livraison en 2017.

Candidats sur la liste de L’Alliance, Camille SUDRE et Pierre VERGES vous donnent rendez-vous sur le site www.lalliance.re . A travers une interview croisée, ils font le point précis et argumenté sur la réalité de ces deux grands projets. »



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  • toutes les critiques ne convergent pas vers vos solutions . Les projets actuels sont trop chers (plus de 4 milliards pour les deux ), ne donneront pas forcément de l’emploi aux réunionais mais favoriseront plutôt les entreprises internationales qui non seulement profiteront de leur position dominante pour fixer les prix à un niveau très élevés mais les feront monter par la suite sans embaucher de la main d’oeuvre Réunionaise .
    Le tram train est conçu comme une ligne de bus avec trop de stations et va drainer la clientèle des cars jaunes sans pour autant faire changer d’habitude les réunionais qui utilisent leurs voitures car le temps de trajet entre DUPARC et SAINT PAUL va prendre beaucoup plus d’une heure.
    Le tracé de la nouvelle route entre saint denis et la Possession est quant à lui un défi à la puissances des éléments (cyclones tsunamis glissements de terrain ) et un péché d’orgeuil de techniciens qui veulent réaliser leur tour de babel plutôt que garder les pieds sur terre. Ce tracé est par ailleurs la preuve d’une incurie totale sur les grands défis auxquels la région devra faire face au cours des prochaines années , notamment la reduction drastique de ses futures ressources suite à la réduction des recettes fiscales , des dotations de l’Etat, des fonds européens qui iront plus facilement vers les pays pauvres d’Europe de l’est plutôt que vers les régions ultra périphériques d’outre mer .
    Pour ce qui me concerne je dis oui à vos projets , mais en revoyant totalement leurconception .
    Avec 1,5 ou 2 milliards d’euros nous pouvons réaliser un transport par rail ou par un dispositif électromagnétique de Saint Benoit à saint Joseph , si nous limitons au strict nécessaire le nombre de stations et evitons de le faire passer par tunnel sous La Montagne . Ce nouveau réseau serait mis en interconnection avec les reseaux de bus interurbains et urbains et interviendrait en complémentarité avec les entreprises de transport existant actuellemnt et non en concurrence .on pourra toujours rajouter des stations s’il le faut .
    Quant à la nouvelle route, elle ne devrait pas venir suprimer la route existante qui sera totalement sécurisée lorsque les travaux de pose de filets et de construction de gabions seront terminés , mais elle offrirait une alternative suplémentaire en cas de difficulté majeure sur les routes actuelles . Cette route pourrait être réaliée de manière évolutive (sauf les tunnels et les ponts ) comme on l’a fait pour le boulevard sud vers moufia , ce qui nous permettrait d’adapter la mobilisation de nos ressources en fonction de l’évolution de nos possibilités et de nos besoins , et surtout de rendre facilement accessible les terrains situés sur les plateaux de la Montagne pour les besoins futurs en logements et en zonne d’activité .
    Toute modestie mise à part ,VOICI LES SOLUTIONS VERS LESQUELLES TOUT LE MONDE DEVRAIT CONVERGER .Il nest pas trop tard pour le faire .

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    • Les chiffres connus à ce jour, ce sont 1,6 milliard d’euros pour le tram-train et 930 millions pour la route du littoral : total 2,6 milliard, soit bien moins de 4 milliards.

      Pour le tram-train, une entreprise réunionnaise de BTP, GTOI, fait partie du groupement d’entreprises Tram Tiss, et plus de 500 millions d’euros sont garantis pour les entreprises réunionnaises. Le système du partenariat public-privé ne va pas augmenter le coût pour la collectivité, donc le surcoût éventuel serait supporté par le groupement. Ensuite, pourquoi dire qu’ils n’embaucheront pas de Réunionnais ?

      Si on a aujourd’hui un tram-train, c’est à la suite de la demande des communes qui veulent un tram dans leurs villes. On a donc réussi à concilier les 2.

      Enfin, les deux projets sont liés par un accord signé par la Région et l’État, pourquoi remettre en cause ce qui a été signé. C’est un investissement garanti pour La Réunion, et pour l’emploi et pour l’aménagement du territoire.
      Souhaitons maintenant que tout puisse se faire au plus vite.

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