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Tram-train de La Réunion : c’est signé

Le contrat de partenariat entre Tram’Tiss et la Région paraphé comme prévu

Témoignages.re / 3 décembre 2009

Mardi lors de l’assemblée plénière de la Région, Paul Vergès a lu une lettre signée par le Premier ministre qui réaffirme le soutien loyal de l’État au projet tram-train. Ce document ouvre la voie à la réalisation du tram-train. Confirmation hier : le président de la Région et le président du groupement d’entreprises ont signé le contrant de partenariat public-privé. Au bout de 50 ans de luttes, les Réunionnais vont pouvoir avoir droit à un train. Voici le communiqué de la Région et de Tram’Tiss qui annonce la nouvelle.

« Cet après midi, le président du conseil Régional Paul Vergès a signé avec le
président de la Société TRAM’TISS, Inouk Moncorgé, le Contrat de partenariat public privé pour la réalisation du futur Tram Train de La Réunion.
Cette signature s’est faite dans les conditions d’habilitation approuvées par l’Assemblée plénière du conseil Régional réunie le 1er décembre 2009.
La délibération de l’Assemblée plénière ainsi que les documents contractuels ont également été transmis ce jour au représentant de l’État.
Le Contrat sera applicable dès le 1er janvier 2010 et produira tous ses effets à la mise en place des financements, sur laquelle l’ensemble des partenaires demeurent pleinement mobilisés.
Le Tram Train de La Réunion, premier Contrat de partenariat d’infrastructure de transport a être conclu en France. Premier bénéficiaire du Plan de relance de l’État permettant une mise en œuvre du Grenelle de l’Environnement, et qui bénéficie également du soutien de l’Europe ».


Le soutien loyal de l’État

« En application du principe de libre administration des collectivités locales, l’État prendra acte de la décision de la Région sur ce dossier, et ainsi qu’il l’a fait jusqu’à présent, il continuera à soutenir loyalement ce projet »

François Fillon, Premier ministre, 30 novembre 2009

Voici la conclusion de la lettre adressée par le Premier ministre au président de la Région à la veille de la séance plénière du Conseil régional qui devait décider de l’avenir du projet.
Sur la base de ce courrier, le président de la Région a demandé au groupement d’entreprise s’il voulait introduire dans le contrat une clause supplémentaire. Elle prévoit que le contrat prendra tous ses effets quand La Réunion sera assurée de bénéficier de la dotation ferroviaire en 2014, date de mise en service du tram-train. C’est une clause suspensive courant jusqu’au 31 mai.
Demandée par la Région, cette dotation est versée par l’État à toutes les Régions de France car elles entretiennent un chemin de fer. À partir de 2014, La Réunion aura aussi son chemin de fer.
Une période s’ouvre donc pendant laquelle doit être déposée et adoptée une proposition de loi pour l’extension à La Réunion de la dotation ferroviaire au titre de l’égalité.


Et si la virulence contre la Région et son Président cachait autre chose ?

Face aux manifestations sociales dans l’outre mer, le Président de la République a procédé à une large consultation de la population. Le 6 novembre un Conseil Interministériel a été tenu, sous sa présidence, pour tirer les premières conclusions. Et, le soir même, il s’est exprimé devant un millier de personnes invitées pour la circonstance dont les parlementaires de droites.
Dès leur retour à La Réunion, ces derniers avaient tenu une conférence de presse, non pas pour expliquer les propos de leur Président, mais pour lancer une virulente attaque contre Paul Vergès. Les jours suivants les coups étaient concentrés sur le Tram train.
Une telle attitude dissimule une profonde divergence avec la politique du gouvernement, orchestrée par un réseau anti-démocratique de relations occultes qui sévit, en particulier lors des visites ministérielles dont les programmes évitent soigneusement les communes de l’Alliance.
L’amertume de ces politiciens déçus est telle qu’ils n’hésitent pas à jeter par-dessus bord un projet de 1,5 milliard, soient 1.500 millions, signé à Matignon en janvier 2007. Quel infantilisme !
Pour masquer leur désarroi idéologique, ils agitent l’épouvantail « vergès » alors qu’il s’agit un projet conjoint État-Région, avec maîtrise d’ouvrage exercée par le conseil Régional. Le chef du gouvernement, François Fillon, le confirme en ces termes : « En application du principe de la libre administration des collectivités locales, l’État prendra acte de la décision de la Région sur ce dossier, et ainsi qu’il l’a fait jusqu’à présent, il continuera à soutenir loyalement ce projet ».
Le comble du ridicule est atteint quand ils décident d’exclure Roland Hoarau, conseiller régional UMP, de la prochaine liste régionale pour son soutien… à un projet du gouvernement UMP !
Cette position dictatoriale n’est pas sans rappeler le vote pour la présidence du Conseil Général en mars 2008. Ce jour-là, un complot ourdi par les mêmes protagonistes visait à exclure Nassimah Dindar de la présidence UMP. Le putsch avait échoué : la présidente sortante avait retrouvé son fauteuil avec une majorité élargie. Les conjurés se sont, ensuite, regroupés dans une organisation politique intitulée « objectif réunion » à majorité centriste dont le principal représentant vient d’être royalement embauché au Tampon. Ils s’étaient étalés dans les médias, vociférant des propos haineux à l’encontre de la présidente du Conseil Général qui les avaient tant aidés !
Peut-être que la raison d’une telle virulence se trouve-t-elle dans les propos du sénateur centriste, reconverti UMP, qui a déclaré à la veille des dernières municipales partielles à Saint Paul : « l’UMP n’a pas de pensée politique ».


L’échec de la contre-attaque d’Objectif Réunion au conseil général

Bien que les titres des journaux et de RFO tentaient de faire croire à une victoire, le député-maire du Tampon et ses amis d’Objectif Réunion ont subi une cinglante défaite mardi à la Région car leur plan pour faire dérailler le tram-train a échoué. Au lendemain de cet échec, ils ont tenté de se rattraper en utilisant la détresse de 1.200 travailleurs de l’ARAST pour tenter un coup politique. Ils ont ainsi refusé de voter pour la proposition créant un GIP dans les services à la personne.
Mais du côté d’Objectif Réunion, on n’est pas à une contradiction près. Contre le GIP, mais pour les orientations budgétaires du conseil général ! Or, c’est sur la base d’orientations budgétaires que sera créé le GIP. Où est la constance dans les prises de position ? Comment faire confiance en de telles personnes ?
Au lendemain de la capitulation en rase campagne des saboteurs du tram-train, c’est une nouvelle défaite d’Objectif Réunion.


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