Actualités

Un « bilan prometteur » à La Possession

Réforme des rythmes scolaires

Témoignages.re / 16 décembre 2013

Vendredi, le Maire Roland Robert, des élus de la majorité, Élisabeth Vincent membre du comité de pilotage du TAP et présidente du Conseil consultatif des parents de l’école Alain Lorraine, et Anne Flore Deveaux, membre du comité de pilotage du TAP et présidente du Conseil consultatif des parents de l’école Évariste de Parny, ont tenu une conférence de presse sur l’application de la réforme des rythmes scolaires à La Possession.

JPEG - 53.7 ko
Malgré quelques difficultés qui persistent dans la mise en place de la réforme, la commune de La Possession fait un premier bilan « prometteur », notamment en ce qui concerne l’augmentation de la participation des enfants aux TAP.

Dans la mise en œuvre de la réforme à La Possession, chacun y va de son bilan.

Nous avons pris le recul nécessaire, après un trimestre de fonctionnement et la tenue de l’ensemble des Conseils d’école pour synthétiser leurs positions. Sur cette base, nous pouvons aujourd’hui affirmer que le bilan est prometteur.

Pourquoi avons-nous appliqué la réforme dès 2013 :

- Parce que La Possession est relativement avancée en matière d’éducation, de coéducation pour être plus précis, notamment avec un périscolaire et les Centres de Loisirs (nouvellement Accueils Collectifs de Mineurs...) performants qui ont largement fait leurs preuves depuis 2006, selon les enquêtes de satisfaction.

- Parce que nous savons qu’au lendemain d’élections (avril 2014 à août 2014), il sera plus compliqué de mettre en œuvre la réforme (recrutement, formation, organisation...),

- Parce que la réforme des rythmes scolaires nous a offert une opportunité pour réaffirmer l’Education au cœur de nos préoccupations communales,

- Parce que nous avions une occasion de tirer vers le haut notre dispositif de surveillance du temps de restauration scolaire (fortement critiqué jusqu’en 2013), en remplaçant les recrutements très précaires (inférieurs à une année) par des contrats de 3 ans et donc à amortir les formations, en améliorant le taux l’encadrement et l’offre éducative,

- Parce que nous avons compris que la réforme allait apporter aux enfants, notamment des classes populaires, via un parcours (Pass’parcours) une offre d’apprentissages culturels nouveaux, de nouveaux liens et participer à un nouveau rapport avec l’école, une nouvelle perception de l’éveil éducatif pour les “décrocheurs” par exemple,

- Parce qu’enfin, nous disposions d’une aubaine pour l’embauche de jeunes,

- Parce que nous avions réussi à réunir les moyens financiers pour nous jeter à l’eau.

En clair, parce que suffisamment de conditions étaient réunies pour arbitrer dans le sens de l’intérêt général de notre Cité, nous avions choisi de ne pas attendre 2014.

Cette réforme ne peut en aucun cas être prise par un seul bout. Elle bouleverse toute la vie de la cité et la vie en famille (au regard des idéaux qui commencent à être connus de tous). Elle continuera à la bouleverser encore quelques années.

Son évaluation exige la lecture de plusieurs indicateurs : nombre d’élèves participant aux TAP (Temps d’Activité Péri-éducatifs), implication des tiers (associations, enseignants, parents...), bien-être à l’école, qualité du temps de restauration, surveillance des pauses méridiennes, progrès des animateurs péri-éducatifs, richesse de l’offre péri-éducative, réceptivité des enfants en classe, organisation, logistique, encadrement, relation enseignant-animateurs-famille.

« Nous sommes sur la bonne voie »

Après la consultation référendaire des parents en juin dernier, après les multiples réunions entre services de la ville ou la Caisse des écoles et l’lEN (inspection et directions), après la collecte de retours de Conseils d’Ecoles et de terrains, après l’implication du Conseil Consultatif des parents..., après le débat citoyen avec le Dr Turquet et la Ligue de l’enseignement... nous sommes en mesure de faire un bilan de notre travail à mi-parcours (15ème semaine).

D’abord, reconnaissons-le, des difficultés persistent. Des transformations s’imposent encore. Notamment en maternelle où le temps de sieste doit être revu. A noter que dans le scénario proposé par la ville, ce temps de sieste aurait été respecté. Le renforcement de la formation des ATSEM par un BAFA.

- Nous avons buté sur une vraie difficulté que nous avions sous-estimée en réalité : la résistance des enseignants au changement et qui s’est exprimée et continue de s’exprimer sous diverses formes. Par exemple dans le partage des salles de classe, dans la relation avec les référents et animateurs rendant la coéducation plus difficile. Cette situation qui est en amélioration a créé au début « un sentiment de méfiance » des enfants et des parents envers le personnel communal.

- La compréhension imparfaite des parents entre le contenu des cours et celui des TAP produisant un décalage d’attente,

- La question du mercredi/samedi.

- La question du début des cours (en général et en particulier entre les Hauts et les Bas)

Mais des satisfactions existent aussi :

- 2.700 élèves, soit 60% des enfants, participent aux TAP et s’y épanouissent de plus en plus,

- Des animateurs qui gagnent en assurance, en émancipation par rapport au climat de rentrée,

- Des parents qui s’interrogent plus, s’informent plus,

- Une offre culturelle supplémentaire qui transpire jusqu’au niveau de la vie associative de la ville : le jeu d’échecs à l’école a produit la création d’un Club d’échecs et d’un championnat inter-école, d’un futur match Dos-d’âne/New-York... un Club cinéma, un club « petits débrouillards » , une future école de chant,

- La réforme a permis de booster certains de nos dispositifs : CLEA... de traiter de sujets territoriaux,

- Les évaluations séquentielles avec tous les acteurs.

Nous avons la conviction d’avoir réussi à relever notre défi : faire en sorte que La Possession se mette en mouvement... dans le sens du progrès et la synthèse des 21 Conseils d’école confirme que nous sommes sur la bonne voie.

Dans cette démarche de concertation qui nous anime depuis la mise en œuvre de la Réforme, une question semble toujours partager les parents : la demi-journée supplémentaire doit-elle être positionnée le mercredi, comme aujourd’hui, ou le samedi ?

Pour trancher cette question, nous organiserons dès la rentrée de janvier un référendum auprès des parents d’élèves.

Dans la même consultation, on demandera aux parents s’ils souhaitent qu’on mette en œuvre leur choix (si c’était le samedi) dès la rentrée de Pâques, ou à la rentrée d’août 2014.


Kanalreunion.com