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Un G8 centré sur la dette européenne

Premier voyage officiel du nouveau président de la République aux États-Unis

Céline Tabou / 19 mai 2012

Le Président Barack Obama accueille vendredi 18 et samedi 19 mai un Sommet du G8 dont les discussions devraient être centrées sur la crise de la dette dans la zone euro. A cette occasion, le gouvernement américain a préconisé une politique davantage orientée vers la croissance, en accord avec certains dirigeants.

Baptême du feu sur la scène internationale pour le nouveau chef de l’État français, François Hollande, qui s’entretiendra à Washington avec Barack Obama, afin de parler économie, mais aussi du futur rôle de la France dans la force internationale (Isaf) en Afghanistan.
Les dirigeants des pays membres du G8, les États-Unis, la Grande-Bretagne, le Canada, l’Italie, la France, l’Allemagne, le Japon et la Russie, devraient aussi évoquer les dossiers les plus brûlants sur la scène internationale, en particulier le programme nucléaire de la Corée du Nord et la répression sanglante en Syrie.

Le dossier européen

Pour Tom Donilon, conseiller américain à la Sécurité nationale, Barack Obama souhaite que le G8 dégage une « approche globale » sur la crise, et il ne s’interdit pas de proposer lui-même des « mesures spécifiques » aux Européens, a indiqué “Le Monde”. Le président américain souhaiterait que les pays membres de la zone euro agissent en faveur de la croissance, comme l’ont sollicité le Fonds monétaire international et la Commission européenne en début d’année. Les nombreuses mesures de rigueur prises ces deux dernières années ont ralenti la croissance et détruit des millions d’emplois, dans l’Union européenne et dans le monde.
A contrario de l’austérité prônée par la chancelière allemande, Angela Merkel, le président français, François Hollande, le nouveau chef du gouvernement italien, Mario Monti, le Premier ministre britannique, David Cameron, le président de l’Union européenne, Herman Van Rompuy, et celui de la Commission européenne, José Manuel Barroso, se sont mis accord pour orienter la politique économique vers davantage de croissance et le redressement des finances.
D’après Tom Donilon, qui se défend d’interventionnisme, les autorités américaines ont multiplié ces derniers jours les déclarations pour une « évolution des discussions et du débat en Europe sur l’impératif de l’emploi et de la croissance », mais elles ont également pointé du doigt la responsabilité des dirigeants européens à résoudre la crise.

Céline Tabou


Le dossier afghan au Sommet de l’OTAN

Dans le cadre du Sommet de l’OTAN dimanche et lundi à Chicago, François Hollande et Barack Obama devront échanger sur la mesure proposée par le président français de retirer les troupes françaises d’Afghanistan d’ici fin 2012. Lors de sa campagne, François Hollande avait martelé le retrait des 3.500 soldats français qui sont encore déployés et qui quitteront le pays avant la fin 2012, avec deux ans d’avance sur le calendrier fixé par l’OTAN.
Face à de telles déclarations, les États-Unis avaient rappelé aux 28 pays de l’OTAN leur engagement à maintenir leurs forces jusqu’à fin 2014. En pleine campagne présidentielle, Barack Obama ne veut pas se lancer dans un bras de fer et préfère laisser les Européens convaincre le nouveau chef de l’État français. D’autant plus que la décision de l’ancien président Nicolas Sarkozy en janvier d’avancer d’un an, à la fin 2013, le retrait des troupes de combats tricolores n’avait pas suscité de réactions négatives à Washington. De fait, la France n’est pas la seule à vouloir quitter l’Afghanistan, les Pays-Bas ont retiré unilatéralement leurs soldats en 2010, le Canada en 2011.

Céline Tabou


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