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Un logement pour tous à La Réunion

2012 : le changement. Quel changement ? Par qui ? Pour qui ?

Témoignages.re / 13 avril 2012

En moyenne, chaque année 1.500 logements sont livrés, ce qui ne répond pas aux 25.000 demandes en attente et aux besoins à venir. Car d’ici 20 ans, 180.000 logements devront être construits pour résorber la pénurie et faire face à la hausse démographique. Face à cette situation, le PCR a fait des propositions aux candidats à la présidentielle.

Très grave crise

Pénurie et coût élevé du logement

À l’heure actuelle, 25.000 demandes de logement social sont en attente. Pour pouvoir répondre aux besoins et faire face à la hausse démographique, 9.000 logements, dont au moins 5.000 dans le parc social, devraient être construits chaque année afin que chacun ait un toit au dessus de sa tête. Ce nombre de logements sociaux construits est en baisse par rapport aux niveaux des années 90, et le manque de construction dans le secteur privé, en raison des modifications des dispositifs de défiscalisation, ont provoqué une grave crise immobilière.
En plus du manque de construction, La Réunion abrite de nombreux logements en mauvais états, d’après le rapport 2011 de la Fondation Abbé Pierre, « 50.000 logements sont en mauvais état, dont 23.000 insalubres recensés ». Cette situation touche principalement les familles défavorisées, subissant le chômage et la misère, le mal-logement doit être une priorité pour améliorer les conditions de vie des plus démunis.
En plus de la pénurie de logements sociaux et privés se pose le problème du coût de construction d’un logement. Au final, il est porté par les locataires, car ce coût est répercuté dans le loyer.
Par exemple, un couple avec un enfant qui touche les minima sociaux (soit environ 819 euros/mois) doit payer un loyer de plus de 400 euros, sans l’aide personnalisée au logement (APL), avec un prix de location de 5,20 euros le mètre carré. Ce tarif est trop élevé pour une population ayant peu de moyens pour pouvoir payer son loyer, d’autant plus qu’avec la cherté de la vie, de nombreux ménages peinent à payer leur loyer.
S’il n’y avait pas une subvention des pouvoirs publics appelée allocation logement, les familles à qui se destinent les logements sociaux ne pourraient même pas entrer dans un LLTS.

Quelques données de la crise

- 25.000 demandes en attente pour un logement social.

- 50.000 logements en mauvais état.

- 23.000 logements insalubres.

- Des logements sociaux à 2.000 euros le mètre carré d’où des loyers trop élevés.

- Effondrement de la construction de logements : moins de 2.000 sociaux en 2010 alors qu’il faut plus du double.

- Des milliers d’emplois supprimés par décision de l’État dans le BTP.



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