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Un mois d’action sous le signe de la destruction

Premier bilan d’un mois de mandature à la Région

Témoignages.re / 26 avril 2010

Cela fait un mois qu’une équipe conduite par Didier Robert est arrivée à la Région. Ce premier mois de mandature a été clôturé mercredi dernier par une séance plénière au cours de laquelle Didier Robert a pu de nouveau préciser le sens particulier qu’il donne au mot action : c’est la destruction massive. Voici la preuve par 4 exemples.


Arrêt de la Maison des civilisations et de l’unité réunionnaise

Des dizaines de millions d’euros perdus pour l’emploi

La première décision budgétaire de la première séance plénière du Conseil régional est de voter l’abandon de la Maison des civilisations et de l’unité réunionnaise. La précédente Direction de la Région avait épargné la somme nécessaire pour lancer cette année le projet, fruit d’un partenariat entre la Région, l’Europe et l’État. Le vote de mercredi signifie donc que la Région perd les sommes allouées par l’Europe et l’État pour financer ce projet, d’une part et, d’autre part, toutes les sommes économisées destinées à cet investissement sont retirées aux entreprises réunionnaises.
En effet, le chantier était prêt à démarrer cette année.
Didier Robert a décidé d’affecter l’argent de la MCUR dans l’achat d’ordinateurs qui ne sont pas achetés ici, et dans un fonds de continuité territoriale pour faire payer les Réunionnais à la place de l’État. Pour le reste, la nouvelle Direction de la Région promet des chantiers inconnus, sans donner de calendrier.


La "renégociation" du Protocole de Matignon

Plus de 2 milliards d’euros d’investissements remis en cause

Nouvelle illustration de l’action selon Didier Robert, à savoir la destruction massive d’emplois. Depuis son élection à la présidence de la Région, il a ainsi, selon ses dires, fait deux voyages à Paris en moins de trois semaines pour « renégocier » le Protocole de Matignon.
Cette "renégociation" consiste, selon la nouvelle Direction de la Région, a faire un tour de passe-passe pour transférer les crédits d’État du tram-train sur la nouvelle route du Littoral. Et même si le gouvernement n’a toujours pas confirmé le contenu de ces rencontres, et même si une ministre citée par Didier Robert a annulé son voyage prévu dans notre île la semaine dernière, le nouveau président de Région persiste : il veut supprimer le tram-train, dont le chantier doit démarrer cette année.
Ce qu’il ressort concrètement, c’est qu’en voulant supprimer le tram-train, Didier Robert invente une route du Littoral à 6 voies dont personne ne peut dire si elle est réalisable et à quelle échéance.
Rappelons que le Protocole de Matignon prévoit la réalisation du tram-train et de la nouvelle route du Littoral au cours des 7 prochaines années. Aujourd’hui, cet investissement de plus de 2 milliards d’euros est remis en cause, ainsi que les 25.000 emplois attendus.


L’effacement des archives du site de la Région

La suppression de l’Histoire de La Réunion

Celles et ceux qui s’interrogent sur la rage de Didier Robert et ses amis contre la Maison des civilisations et de l’unité réunionnaise ont une illustration concrète de ce qui anime ce ressentiment. Depuis son arrivée à la Région, une des décisions concrètes de Didier Robert a été de faire effacer toutes les pages du site de la Région qui ont été publiées avant son élection.
Plus aucune information sur les travaux de la route des Tamarins, la construction du Boulevard Sud, la reconnaissance du maloya comme Patrimoine de l’humanité, la cérémonie d’hommage aux ancêtres du 31 octobre…
Voilà le fond de l’idéologie de Didier Robert et ses amis : détruire l’Histoire pour nier au Réunionnais le droit d’exister, et donc le droit d’être respectés.


La conséquence de "l’action"

La destruction de la confiance

En un mois, la nouvelle Direction de la Région a pris plusieurs décisions qui nuisent à un facteur essentiel du développement : la confiance.
En effet, qui peut avoir confiance dans ses investissements s’il voit un groupe d’élus décider de remettre en cause deux chantiers représentants plus de 2 milliards d’euros ?
Quel crédit accorder à une collectivité qui annule la MCUR, un chantier prêt à démarrer co-financé par l’Union Européenne et la France ? Quelle sera la réputation de la Région après la suppression du tram-train, 1,6 milliard d’euros d’investissements co-financés par l’Europe et l’État ?
Ces décisions font subir à notre île une nette dégradation de son image. Ce qu’il a fallu des années à construire, cela est remis en cause.


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