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Un “non” massif au cumul des mandats

Sondage

Témoignages.re / 20 novembre 2012

Selon une enquête réalisée par l’IFOP pour "Acteurs publics", les Français plébiscitent les mesures envisagées par François Hollande pour limiter le cumul des mandats ainsi que l’obligation faite aux ministres de quitter leurs mandats locaux est également approuvée.

Selon le sondage, les décisions promises par le Président François Hollande sur le cumul des mandats sont plébiscitées, toutes catégories et toutes tendances politiques confondues. Plus de 9 personnes interrogées sur 10 (92%) approuvent l’engagement pris par le chef de l’État d’interdire à un député ou à un sénateur de cumuler ses fonctions avec un mandat exécutif local (maire, président de conseil régional, de conseil général, de communauté de communes, de communauté urbaine, etc.). La mesure est même approuvée à 84% chez les sympathisants UMP, un taux très important concernant une mesure proposée par le Président Hollande, et 99% chez les sympathisants PS.

La deuxième partie du questionnaire révèle des critiques fortes à l’égard des situations de cumul. La question de la disponibilité des élus accaparés par plusieurs mandats arrive en tête des préoccupations des personnes interrogées. Pour près de 91% « le cumul des mandats empêche l’élu de se consacrer pleinement à ses mandats et favorise l’absentéisme », beaucoup craignent également les risques de conflit d’intérêts. Ce choix montre les Français exprime ainsi un rejet des carrières politiques.

L’argument des opposants à la fin du cumul des mandats selon lequel cumuler un mandat de parlementaire et un mandat exécutif local permet de rester proche du terrain et donc des préoccupations des gens est compris par une partie de la population.

La troisième et dernière question de l’enquête concernant l’engagement selon lequel un membre du gouvernement doit l’être à temps plein a été massivement approuvée. 91% des personnes interrogées sont “tout à fait favorables” ou “plutôt favorables” à ce que tout ministre, ministre délégué ou secrétaire d’État démissionne de ses mandats locaux dès qu’il est nommé. 55% sont “tout à fait favorables”.


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