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Un opposant au gouvernement à la tête de la Banque publique d’investissement à La Réunion

Conséquence du maintien de la liste PSF au second tour des régionales

Manuel Marchal / 13 septembre 2012

Après le refus d’appliquer le plan du gouvernement pour faire baisser le prix des carburants, la décision prise par le Parti socialiste français de faire perdre l’Alliance aux régionales va avoir une autre conséquence. C’est Didier Robert qui présidera le Conseil d’orientation de la Banque publique d’investissements à La Réunion.

Comme tous les autres présidents de Région, Didier Robert était hier à l’Élysée pour participer à une rencontre avec François Hollande. L’objet était l’adoption d’une déclaration commune composée de 15 engagements construits autour de trois priorités.
La première est le financement des PME. La seconde est le soutien à l’emploi « et plus particulièrement la politique en faveur des jeunes sans qualification ». La troisième est la mobilisation des fonds européens en faveur de la croissance.
Comme tous les élus présents, le président de Région a donc décidé de soutenir ses 15 engagements. Or, cela veut dire s’inscrire dans une démarche de redéfinition des compétences. Manifestement, le pouvoir central veut que les Régions s’investissent davantage dans la lutte contre le chômage, et aillent donc au-delà de leurs actions présentes.
La déclaration commune prévoit que les Régions deviennent les piliers d’une mesure phare du projet présidentiel : la Banque publique d’investissements.
Se pose dès maintenant la question de la mise en pratique de cet engagement à La Réunion. Car l’actualité brulante rappelle que Didier Robert a refusé catégoriquement d’aller au-delà des compétences de la Région pour soutenir une diminution du prix des carburants voulue par l’État.
Se situant dans une logique d’opposition à l’encontre du parti qui lui a offert la direction de la Région, Didier Robert va-t-il persister quand il présidera le Conseil d’orientation de la Banque publique d’investissements à La Réunion ?

M.M.

Les Régions dirigeront la Banque publique d’investissements

« Le redressement économique et industriel de la France requiert la mobilisation déterminée et cohérente de tous ses territoires et de tous ses acteurs.

L’État et les Régions, pivots du développement économique, ont décidé d’unir leurs efforts pour redresser l’économie du pays et lutter contre le chômage. (…)

Pour leur part, les régions exerceront leur responsabilité de chef de file du développement économique et de l’innovation sur leur territoire, dans le cadre d’un schéma de développement économique et de l’innovation élaboré après une large concertation avec tous les acteurs concernés. (…)

Le redressement productif passe par le développement des PME et par l’augmentation du nombre d’entreprises de taille intermédiaire exportatrices. La Banque publique d’investissement (BPl) constitue un outil majeur pour accompagner la croissance des PME et investir dans les secteurs d’avenir. Elle sera fondée sur un partenariat entre les régions et l’État.

Ensagement no1 : au niveau national les Régions seront membres du conseil d’administration de la banque ; elles présideront son comité national d’orientation.

Ensagement n"2 : au niveau territorial, les Régions présideront le comité d’orientation de la BPI en région. Elles créeront, avec la banque, des plateformes communes d’accueil des entreprises pour leurs besoins de financement en matière de prêts, de garanties, et de fonds propres. Là où les régions auront mutualisé des moyens substantiels d’intervention au sein d’une structure commune avec la banque, elles présideront le comité d’engagement régional de Ia BPl, pour les activités en fonds propres ».


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