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Un tournant majeur

Relance sociale

Geoffroy Géraud-Legros / 4 décembre 2009

La confirmation du tram-train le 2 décembre par l’Assemblée plénière du Conseil régional et la création du Groupement d’intérêt public par le Conseil général le lendemain marquent un tournant majeur sur le plan politique et social.

Avec 1.800 emplois à la clef sur 5 ans et 500 millions d’euros qui bénéficieront aux PME locales, le tram-train est un investissement décisif pour la relance sociale à La Réunion. Depuis sa conception, le parcours du projet est un sans-faute. Ainsi, le tram-train est le premier projet à avoir bénéficié d’un financement de l’Etat au sein du Plan de relance ; le montage financier dans le cadre du Partenariat public-privé est aujourd’hui entièrement réalisé. La qualité du projet et l’excellence de son élaboration ont d’ailleurs été distinguées le 22 octobre dernier lorsque Pierre Vergès, vice-président de la Région Réunion en charge du tram-train, reçut du Ministre de la Relance, Patrick Devedjian, le Prix international des Partenariats Publics-Privés. La récompense était attribuée au projet réunionnais au titre de la « maîtrise des coûts » et du respect des délais impartis. Une inconnue demeurait : La Réunion pourrait-elle bénéficier de la dotation ferroviaire, que la loi attribue aujourd’hui aux seules Régions déjà dotées d’un train ? Cette possibilité avait été évoquée par Dominique Bussereau, Ministre des Transports, lors de sa visite dans notre île le 5 octobre dernier.

Un paysage politique clarifié

La lettre adressée au Président de la Région Réunion dans la nuit du 31 au 1er décembre confirme cette hypothèse. Le courrier du Premier ministre a aussi convaincu le groupement économique chargé du tram-train, qui a immédiatement réaffirmé son engagement dans la réalisation du projet.
C’est dans ce contexte que la question du tram-train a été posée à l’Assemblée plénière de la Région Réunion. Face à la crise immédiate et face à la responsabilité de construire La Réunion de demain, fallait-il confirmer l’engagement de la collectivité dans un projet soutenu au plus haut niveau de la République ? Ou fallait-il l’interrompre, au profit d’autres projets qui, dans le meilleur des cas, n’en sont aujourd’hui qu’à l’état d’étude ?
Le verdict du vote a fait apparaître une très large majorité en faveur de la solution la plus juste, qui comptabilise 27 voix favorables, 9 contre et 4 abstentions. Ainsi, un consensus se dégage autour de ce projet, les opposants jusqu’au-boutistes et les indécis restant dans les marges.

La transformation des services sociaux est engagée

Le lendemain, la séance plénière du Conseil général devait se prononcer sur la création d’un Groupement d’intérêt public des services d’aide à la personne (GIP-SAC). L’urgence sociale pesait sur la décision que devaient prendre les conseillers généraux. En effet, le Conseil d’administration de l’ARAST ainsi que sa Direction technique ont conduit à l’effondrement de l’entreprise sociale, entraînant dans le chômage 1.200 personnes.
Cette faillite est aussi celle de toute une conception de l’organisation des services, inadaptée aux réalités réunionnaises contemporaines… L’initiative de la création d’un GIP est signe d’un nouveau départ. Elle amorce le sauvetage des travailleurs, et des usagers qui dépendent de ces soins indispensables. Au-delà, la formation du GIP est le premier pas d’une politique de grande envergure orientée vers la création d’emplois, par la création d’un grand service d’intérêt général dédié à l’aide à la personne. Comme au Conseil régional, on a assisté au Palais de la Source aux manipulations démagogiques d’un groupe, qui a préféré se démener plutôt que de s’associer au dialogue et au débat, à rejoindre la sérénité des débats. Là encore, la défaite a sanctionné cette attitude, et le GIP a été définitivement adopté.

Geoffroy Géraud 


En marge de la grande transformation : obstruction, démagogie, hésitations

C’est un nouveau modèle de société qui se dessine à La Réunion, autour de grandes réalisations (route des Tamarins, tram-train, MCUR...) et de la réorganisation des structures sociales. Amarrés au passé, les membres d’Objectif Réunion ont délaissé la voie de l’opposition démocratique pour celle de l’obstruction sectaire à la réalisation des grands projets et à toutes les restructurations… allant jusqu’à contrecarrer le Gouvernement qu’ils sont supposés soutenir.
Il y a là un véritable système idéologique : on se souvient d’un Didier Robert annulant purement et simplement le chantier de la rocade du Tampon. C’est dans la même veine que les représentants de cette “pensée” ont donné en spectacle leur refus du tram-train. On a ainsi pu voir mardi dernier Paulet Payet, premier adjoint de Didier Robert, attaquer le projet et les hommes qui le portent dans des termes les plus outranciers, faisant honte aux membres de son propre courant politique.
Du côté socialiste, Michel Vergoz, qui s’est abstenu par procuration, a tenté de justifier son choix par une série de dérobades et de faux problèmes. « N’insultez pas l’avenir. Ne lui fermez pas la porte », avait répété le Président de la Région, Paul Vergès, jusqu’aux derniers instants qui précédèrent le vote. Si Objectif Réunion a bien choisi d’insulter le futur des Réunionnais, Michel Vergoz a refusé d’y entrer.

GG 


Démagogie des partisans de l’obstruction

Au Conseil général, les partisans de l’obstruction n’ont pas hésité à manier la démagogie, instrumentalisant la précarité des travailleurs de l’ARAST, pour s’opposer à la constitution du GIP. Ici, la manipulation prend un aspect obscène : en effet, ceux qui manipulent aujourd’hui les salariés de l’ARAST sont ceux-là même qui ont provoqué la ruine de l’association.

GG


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