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Un troisième plan d’austérité en un an !

Sarkozy incapable de redresser la situation

Céline Tabou / 29 octobre 2011

En janvier 2010, Nicolas Sarkozy affirmait qu’il ne conduirait pas de politique d’austérité parce que cela aggraverait la récession. Jeudi 27 octobre, le chef de l’État annonce un troisième plan d’austérité en un an.

Loin des déclarations virulentes contre le système bancaire, ce dernier finance aujourd’hui, ceux-là mêmes qui ont conduit la France et l’Europe dans la crise. Après avoir réformé la retraite, augmenté les taxes et les impôts, gelé les recettes des collectivités, raboté les niches fiscales, le gouvernement décide à nouveau de faire supporter le déficit public au peuple.

De désillusion en désillusion

En janvier 2010, alors que la crise économique et financière touche durement les économies européennes, Nicolas Sarkozy a annoncé que « si l’activité venait à reculer fortement et durablement, je n’hésiterais pas à prendre les mesures nécessaires pour la soutenir ». Le chef de l’État lance alors un plan afin d’atténuer la crise, relancer l’économie et favoriser la reprise.
Après avoir déclaré « je ne conduirai pas une politique d’austérité parce que l’austérité aggraverait la récession ».

Ne voulant pas augmenter les prélèvements obligatoires (impôts+charges sociales) qui auraient d’après lui pour conséquence une baisse du pouvoir d’achat, une baisse de l’emploi et une perte de compétitivité, Nicolas Sarkozy promet d’opter pour des mesures prises durant la crise qui devront encourager le travail et le pouvoir d’achat.
Six mois plus tard, le chef de l’État envoie son Premier ministre, François Fillon, pour annoncer un plan de rigueur, précipité par un ralentissement de la croissance et visant à maintenir les engagements financiers de la France en matière de réduction des déficits.

Ce plan devait permettre une économie entre 5 et 10 milliards d’euros. « Le seuil de tolérance à l’endettement est dépassé », avait déclaré François Fillon, qui a tenu à préciser que les mesures prises n’étaient pas comparables aux mesures "d’austérité" décidées "dans l’urgence" dans d’autres pays. Les mesures concernaient un coup de rabot de 10% sur les niches fiscales, une taxe minime sur les riches de 3% à partir de 500.000 euros de revenus annuels, la révision du régime des heures supplémentaires, le changement des règles d’impôts sur les sociétés, la hausse des prélèvements sur les revenus du capital et la taxation sur l’alcool, le tabac et les boissons sucrées.

La Grèce a accéléré les évènements

Les dernières mesures appliquées par le gouvernement français dans le budget 2011 font suite aux plans d’aide mis en place par l’Union européenne afin de soutenir les économies fragilisées par la crise économique et financière internationale. À ce moment, la France doit trouver 100 milliards d’euros pour couvrir son déficit et atteindre la règle d’or du Traité de Maastricht fixant à 3% le déficit public autorisé par les États membres de la zone euro.

À La Réunion, les résultats de cette application se voient : la suppression des postes dans la fonction publique et notamment dans l’éducation nationale a de graves conséquences pour la population. 169 postes de professeurs sont enlevés aux Réunionnais ; les collectivités, devenues le premier employeur de l’île, voient leurs dotations gelées alors que la demande sociale augmente. Tout cela permet au gouvernement UMP de faire des économies et aider les banques françaises, ayant racheté la dette des États voisins.

En effet, Nicolas Sarkozy décide d’octroyer une aide de plus de 10 milliards pour sauver les banques françaises — BNP Paribas, Société Générale et Crédit Agricole — qui ont investi dans la dette grecque.
Lors de ces derniers mois, tout s’est encore accéléré avec la dégradation de la note de la dette publique des USA, première puissance économique mondiale. La France est clairement dans le collimateur. Tous ces éléments n’ont pas arrangé la situation et le plan d’austérité décidé en 2010, n’a plus déjà plus court à peine 6 mois après avoir été voté. Le Parlement doit donc interrompre ses vacances pour voter un réajustement, c’est le deuxième plan de rigueur avec ses taxes sur les boissons sucrées et les mutuelles.

Deux semaines après les primaires socialistes, Nicolas Sarkozy annonce de nouvelles mesures. Malgré les deux précédents plans de rigueur de Nicolas Sarkozy pour réduire le déficit et éviter une dégradation de la note, le gouvernement décide de lancer un 3ème plan, persistant ainsi à taxer les plus démunis et les classes moyennes, car telle est sa ligne de conduite.
À La Réunion, les victimes de cette politique sont connues, ce sont 49% des Réunionnais vivant sous le seuil de pauvreté, 60% des jeunes actifs au chômage et 29,5% de la population sans emploi qui paieront le prix des mesures d’austérité de l’UMP.

Céline Tabou



Pendant ce temps, l’UMP présente Fouassin comme candidat aux législatives…

Le jour où Sarkozy a présenté un nouveau plan de rigueur, ses amis de La Réunion préféraient eux mettre l’accent sur une élection, à croire que l’électoralisme est la seule raison de l’engagement politique des conservateurs.
Après Didier Robert qui a supprimé les grands chantiers, destinés à améliorer la vie des Réunionnais pour permettre à Nicolas Sarkozy de raboter sur les principales niches fiscales de l’île, comme le photovoltaïque, c’est Stéphane Fouassin qui se veut être le principal allié du gouvernement UMP.
En effet, le maire de Salazie a officiellement annoncé sa candidature aux législatives de 2012, sous le label du chef de l’État, UMP.
Désireux d’être « le candidat de la proximité et de la ruralité » dans la circonscription — couvrant une partie de Saint-André, Bras-Panon, Saint-Benoît, La Plaine des Palmistes, Sainte-Rose, Saint-Philippe et Salazie — Stéphane Fouassin aura pour tâche de faire passer la parole du gouvernement de Nicolas Sarkosy, dirigeant de son parti.
Il est en effet clair que tout comme Didier Robert, Stéphane Fouassin ne défendra jamais les intérêts de La Réunion contre ceux de l’UMP de Sarkozy.


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