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Une adaptation à nos spécificités

Débat sur les États-généraux au Conseil Général

Témoignages.re / 31 juillet 2009

Deuxième partie du débat sur les États-généraux de l’Outre-Mer au Conseil Général hier après-midi. Au programme, les enjeux économiques, le développement humain et social, la gouvernance et les aspects financiers. La trentaine d’élus présents, conseillers régionaux et généraux, ont avancé des propositions ou des orientations à prendre pour l’avenir de l’île. À plusieurs reprises, c’est la question de l’adaptation des outils de décision à la situation spécifique du pays qui est revenue dans le débat.

En octobre prochain, le président de la République réunira un comité interministériel. Les collectivités Outre-Mer devront y présenter des projets de développement. C’est dans cette perspective que la présidente du Conseil général a mené les débats avec la trentaine de conseillers généraux et conseillers régionaux dans le cadre des États-généraux.
Pour les présidents des deux collectivités, le débat ne se résume pas à pour ou contre l’assemblée unique. Celle-ci a existé pendant des dizaines d’année à La Réunion, souligne Paul Vergès. « Pourquoi se faire peur à soi-même ? La question posée par le président de la République n’est pas seulement celle de l’assemblée unique ».
Nassimah Dindar tient à rassurer les Réunionnais : « il n’y aura pas d’évolution institutionnelle ». L’Assemblée unique, si elle est décidée au plus haut niveau, sera une nouvelle gouvernance de droit commun. Et au-delà cette l’assemblée unique, il s’agit d’adapter les outils de décision aux besoins de développement.
L’objectif de ce débat hier après-midi consistait donc à contribuer à « un projet de développement partagé par les deux institutions », Conseil régional et Conseil général.

« Être une vraie valeur ajoutée »

La Réunion a tous les atouts pour « être une vraie valeur ajoutée » pour La France et pour son environnement régional. À condition de construire son modèle de développement. « Après la liberté, vient le temps de l’identité et de la responsablité », a déclaré Wilfrid Bertil évoquant la nécessité de penser un vrai co-développement régional. Marie-Pierre Hoareau a pour sa part évoqué cinq priorités parmi lesquelles un plan "Marshall" pour le logement, l’autonomie énergétique, la gestion des déchets ou encore les modes de déplacement. Emmanuel Lemagnen, a comme Michel Tamaya et Wilfrid Bertil, souligné la nécessité « d’acclimater les lois, les dispositifs quand il en va de l’avenir de l’île ».

E.P.


Motion pour les assistants d’éducation

Les élus demandent à l’État de prolonger les contrats

Les assistants d’éducation, accompagnés du collectif Agir Pou Nout Tout, ont sollicité une rencontre avec le Conseil général et le Conseil régional dans le cadre du débat sur les États-généraux de l’Outre-mer. Jean-Hugues Ratenon demande à ce que le gouvernement suivent les propositions des États-généraux, notamment en matière d’emploi.
À l’issue de la réunion avec Patrick Erudel, conseiller général, et Yvon Virapin, conseiller régional, une motion a été adoptée par l’ensemble des élus présents.
Les élus du Conseil régional et du Conseil général réunis conjointement constatent que la situation des 348 assistants d’éducation n’est toujours pas réglée, malgré la multiplication des interventions à tous les niveaux. À terme, ce sont 2.000 assistants d’éducation qui vont se retrouver dans la même situation, au chômage, dans un contexte de crise économique.
« Ainsi, les conseillers régionaux et généraux souhaitent de nouveau attirer l’attention du Gouvernement sur l’urgence et la gravité de cette situation.
Par conséquent, ils demandent au Gouvernement, dans l’attente de la mise en oeuvre de solutions juridiques appropriées, de prolonger à titre exceptionnel, les contrats d’assistants d’éducation arrivant prochainement à échéance.
Ils soulignent, qu’au moment où les États-Généraux proclament des priorités à donner à l’emploi, à l’insertion professionnelle, à la prise en compte de la situation spécifique de l’Outre-mer et à l’élaboration de solutions adaptées, il serait incompréhensible qu’aucune solution ne puisse être apportée face à la situation de ces assistants d’éducation »
.

E.P.



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Messages






  • Encore bravo les artistes !

    Voilà des États généraux décidés par le Président ... de la Région ? non, de la République. Et que voit-on ? les membres de la majorité présidentielle sonnent le sauve qui peut sous de fumeux prétextes ! En réalité, il faut savoir qu’ils n’ont pas travaillé lors des séances privées puis publiques de ces États Généraux mis en place par leur patron.

    Ils étaient secs, pas une seule proposition cohérente. RIEN ! et ils craignaient que cela ne se remarque dans le débat. Alors le génie du Tampon a décidé d’organiser la fuite générale par peur de l’Assemblée Unique.

    C’est trop drôle car, si Assemblée unique il devait y avoir un jour, ce sera l’oeuvre de Virapoullé.

    Souvenons-nous, quand la Constitution a été révisée, Virapoullé a fait adopter une disposition : La Réunion suivrait le droit commun hexagonal et ne pourrait pas, comme les Antilles-Guyane, décider de son sort institutionnel. Or, voilà-t-y pas que le mentor de Sarkozy-jeune, Ed. Balladur, propose de doter les départements et régions d’une assemblée unique. Du fait de l’amendement Virapoullé, nous voilà donc condamnés à l’assemblée unique si elle est décidée pour la France hexagonale ! Et le "verrou constitutionnel" imaginé par Virapoullé nous interdit de choisir ! Assemblée unique en France = assemblée unique à La Réunion.

    Il a l’air malin notre stratège politique ? non ? Rien d’étonnant que son élève tamponnais ait choisi la tactique dérisoire de la chaise vide. Aussi vide que la gibecière de leurs idées pour tracer un avenir pour La Réunion !

    Encore bravo les artistes ! (Ti-Louis)

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