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Une Mission gouvernementale pour la prise en compte des spécificités des RUP

Visite du Député Serge Letchimy

Témoignages.re / 12 février 2013

Nassimah Dindar, présidente du Conseil général a défendu la spécificité de La Réunion dans l’Europe et au sein des RUP, que voici résumée.

L’Europe a contribué à bâtir La Réunion, mais l’objectif de convergence n’est pas pleinement atteint. La Réunion est toujours en retard de développement par rapport aux autres régions européennes notamment en matière d’infrastructures publiques (éducatives, routières, touristiques, irrigation). L’indice de Développement Humain (IDH) a reculé, placé au 35e rang mondial en 2005, La Réunion est désormais 40e (0,87), derrière La Guadeloupe (0,91) et La Martinique (0,93) avec une moyenne nationale à 0,95 (France = 8e rang).
Le besoin de rattrapage demande que l’effort européen soit d’autant plus important, ou au moins constant. Aujourd’hui, dans le contexte actuel de renégociation de l’enveloppe budgétaire 2014 2020, la Réunion est confrontée à une pression démographique et à une situation de chômage sans précédent. Nous sommes en situation d’URGENCE SOCIALE et ÉCONOMIQUE, aussi il est important pour le développement de l’île que le progrès social et économique de La Réunion reste une priorité pour l’Europe.

Des besoins spécifiques à chaque RUP

Les fonds européens doivent être le moteur d’un renouveau de notre modèle de développement économique à bout de souffle. Le fléchage des crédits européens doit correspondre aux besoins spécifiques de chaque RUP.
À La Réunion : le développement éco touristique des Hauts, des véritables microrégions, le soutien aux filières artisanales innovantes (bois de goyavier, bambous, »), le création d’une "Norme RUP" : assouplir les normes européennes existantes sur les produits nécessaires à la production locale (ciment, acier, aliments du bétail,..), et des infrastructures : irrigation dans le N Est, déchets,...

La Réunion, une île en mutation

Tout en préservant l’Homme réunionnais et l’identité créole, le département doit répondre au défi du vieillissement dans une Réunion à 200.000 personnes âgées à horizon 2020 en augmenter les crédits pour la construction d’ESMS.
L’Homme Réunionnais doit avoir accès à un habitat DIGNE : pas seulement un toit, mais un lieu d’épanouissement. C’est pour cela qu’il faut répondre au défi du Logement dans une Réunion à 1 million d’habitants à l’horizon 2030. Ainsi il faut rendre le financement du logement social et l’amélioration de l’habitat à l’enveloppe de la lutte contre la pauvreté. 10% de la population réunionnaise est concernée par l’habitat précaire et insalubre. La réapparition des bidonvilles humains et sociaux en bas des immeubles est inacceptable, 3 générations sous le même toit aussi.
Il n’y a pas de développement possible sans COHESION SOCIALE. Il n’y a pas de cohésion sociale sans amélioration des conditions de vie des Réunionnais.

Pour un co-développement de la zone OI

L’Europe doit être et rester une chance pour le co développement de la zone Océan Indien. Et ainsi faire que Mayotte accède rapidement à sa pleine RUPéisation : accélérer le processus de rattrapage dans le cadre d’une relation mutuellement constructive avec La Réunion
Le co développement régional peut être une réponse au défi de l’emploi : accompagner l’essor des "résidences économiques" et la mise en oeuvre de la "ronde de la jeunesse de l’Océan Indien". Le développement de La Réunion passe aussi par le développement des pays de la zone (sécurité alimentaire, indépendance énergique,…).

« La dignité personnelle, le bonheur, l’accomplissement de soi, le sens de sa vie, s’obtiennent par le travail, les rêves, le désir et la volonté des individus eux mêmes ». Muhammad Yunus


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