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Une réforme différente en Martinique et en Guyane

Les élus locaux et les parlementaires rencontrent le chef de l’État

Témoignages.re / 13 novembre 2010

Lundi, les élus de la Martinique et de la Guyane ont rencontré à l’Élysée le président de la République, le ministre de l’Intérieur et la ministre de l’Outre-mer. Ces réunions ont été le prolongement des scrutins organisés en janvier dernier dans les deux régions. Les électeurs se sont prononcés pour la fusion de la Région et du Département en une collectivité unique. C’est donc un autre mode de scrutin et un autre calendrier qui s’appliqueront en Martinique et en Guyane : élections à la proportionnelle au plus tard en 2014 et peut être dès 2012. Voici un éclairage apporté par "la Gazette des communes".

« Nicolas Sarkozy a fait savoir le 8 novembre 2010 aux élus de Martinique et de Guyane qu’il était prêt à organiser avant 2014 les scrutins permettant la mise en place de leur nouvelle collectivité unique », a rapporté la ministre de l’Outre-mer, Marie-Luce Penchard.
« Il nous a demandé de faire un effort pour organiser le plus rapidement possible cette consultation, sans toutefois arrêter une date », a indiqué Mme Penchard à l’issue de deux réunions à l’Élysée lundi matin et après-midi avec les élus de ces deux départements-régions.
Les dates de 2012 et 2014 sont envisagées pour organiser les élections devant constituer les nouvelles collectivités uniques approuvées en janvier par référendum par les électeurs de Martinique et de Guyane pour y remplacer les conseils régionaux et généraux.
Le député indépendantiste martiniquais Alfred Marie-Jeanne a expliqué avoir plaidé pour un scrutin en 2012, estimant qu’il « vaudrait mieux que ce soit lui qui mette en place ce qu’il a commencé ». « Plus vite la collectivité sera mise en place, mieux ce sera », a argué à l’issue de la réunion sa collègue guyanaise Christine Taubira (PRG).
Pour la Martinique, le chef de l’État a dit privilégier « un scrutin de liste à la proportionnelle » avec « prime majoritaire » et un découpage électoral en quatre circonscriptions, alors que les élus en réclamaient huit. Selon Mme Penchard, il rendra « dans dix jours » ses arbitrages.
En Guyane, Nicolas Sarkozy s’est déclaré favorable à la création de huit sections au lieu des quatre existantes, afin de « tenir compte de la représentation géographique et des populations », selon Mme Penchard.
Le chef de l’État a enfin « acté » la création de commissions tripartites État-régions-départements pour « évaluer les éventuelles charges nouvelles induites par ce processus ».
Mme Penchard a confirmé qu’elle présenterait deux projets de loi sur la Guyane et la Martinique au Conseil des ministres « avant la fin de l’année », pour un examen par le Parlement « en 201 ».



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