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« Une rentrée au rabais »

Rentrée scolaire annoncée pour lundi 20 août dans 21 communes

Cinthia Fontaine / 17 août 2012

À l’issue d’une réunion organisée hier par l’AMDR, dans les locaux de la mairie de La Possession, la rentrée des écoles primaires des 22 communes qui n’avaient pas pu assurer la rentrée du 16 août 2012 pour des raisons de sécurité a été annoncée pour ce lundi 20 au plus tard.

« Ce sera malheureusement une rentrée au rabais, explique Roland Robert maire de La Possession et président de l’AMDR (Association des maires de La Réunion), car pour assurer de bonnes conditions d’accueil et de maintenance des locaux, nous serons obligés de rogner sur des prestations auxquelles les parents sont habitués ». Les services périscolaires d’accueil hors du temps scolaire ne pourront par exemple pas être assurés dans les communes où ces services étaient habituellement tenus par des emplois aidés.
Autre poste d’économie aux dépens des enfants, le statut général de la Fonction publique territoriale sera appliqué à l’ensemble des ATSEM (agent spécialisé des écoles maternelles). Il préconise l’emploi d’un seul ATSEM par école. Traditionnellement, à La Réunion au vu des besoins d’intégration des tout petits, c’était un ATSEM par classe. « Ce changement qui se fait aux dépens des enfants est une décision de l’État, nous sommes obligés de l’appliquer afin de récupérer ces postes pour assurer les conditions de sécurité nécessaires au bon fonctionnement des écoles », précise Roland Robert.

Pas de dépassement des quotas

Après les nombreuses réunions et communications avec le ministère, il n’y a eu aucune avancée au sujet des emplois aidés au-delà des 933 accordés par l’État et des 300 du Conseil général lui aussi en déficit de contrats. « Nous avons été renvoyés à la commission de transparence qui aura lieu en septembre, explique le président de l’Association des maires. Pour pouvoir assurer cette rentrée en l’état sans la retarder plus pour les enfants, des sacrifices seront nécessaires sur la vie des communes. Les emplois aidés seront donc concentrés sur les écoles au détriment des autres besoins comme le nettoyage des rues ou des activités périscolaires selon les communes ».
Pour les maires, cette situation d’impossibilité d’assurer cette rentrée à temps est le résultat d’une gestion des emplois aidés fournis de l’État à l’encontre du calendrier scolaire. Comme chaque année, les maires ont reçu au mois de juillet une lettre de la Préfecture leur annonçant l’attribution d’une quantité similaire au semestre précédent et au besoin de la commune d’emplois aidés pour le semestre. Les maires lancent alors les annonces d’emploi au travers du Pôle emploi, rencontrent les futurs salariés et annoncent l’attente des contrats pour le mois d’août.
Mais en août, au lieu des contrats attendus, arrive une deuxième lettre de la Préfecture qui annonce une réduction de 50% des contrats attribués. Cette lettre postée le 3 août arrive dans certaines communes le 6. Le délai trop court ne leur permet pas de finaliser les contrats et de donner les quelques jours de formations nécessaires aux personnels des écoles. Il s’agit de plus de réattribuer les postes vacants aux salariés des communes afin d’assurer la sécurité des écoles. « Les contrats sont attribués par semestre, nous utilisons que les contrats que l’on nous accorde. Comment aurions-nous pu dépasser ces quotas, c’est une aberration d’entendre cela », explique Daniel Gonthier, maire de Bras-Panon.

Quels moyens pour pérenniser ?

Pour l’AMDR, si la question de l’attribution des emplois aidés doit être soulevée lors de la commission de transparence ad-hoc, celle de la pérennisation de ces contrats ne semble pas être en adéquation avec la situation des communes réunionnaises. Il y a le problème des 53% de sur-rémunération que les communes ne peuvent supporter et ces contrats permettent de faire travailler en tournant beaucoup de monde. Ils sont une soupape de sécurité nécessaire dans une île durement touchée par le chômage et la crise.
Lundi, tous les petits Réunionnais pourront enfin rejoindre les bancs de l’école, malgré une rentrée bricolée avec les moyens du bord. L’AMDR espère une amélioration de ces conditions, prenant en compte la situation difficile du département, dès la commission de septembre.

C.F.



Réunion Première toujours impayable :

Innovation dans le JT hier soir

Le président de la fédération des parents d‘élèves, Patrick Picardo, invité dans le JT de réunion Première a fait les frais du comportement incongru de la journaliste qui l’interrogeait.

Nadia Tayama, semblant très remontée contre l’association des maires, voulait absolument amener le président de la FCPE à partager son point de vue. Mal lui en a pris, car Patrick Picardo a dit partager les préoccupations des maires et la légitimité de leur combat. Alors la présentatrice du journal télévisé a pris sur elle de faire elle même les questions, les réponses et les commentaires, le tout en moins de 3 minutes, parlant plus que son invité ! Décidément, on ne craint pas d’afficher sans retenue ses opinions partisanes quand on officie sur le service public de l’audiovisuel à La Réunion... Avec la Première, La Réunion terre d’innovation !

Rentrée aujourd’hui à Saint-Louis

Dans un communiqué diffusé hier après-midi à la presse, la Mairie de Saint-Louis indique que la rentrée aura lieu dès aujourd’hui dans les écoles élémentaires et maternelles de la commune.


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