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Une Réunionnaise au service des Réunionnaises et des Réunionnais

Larissa Imoucha

Jean Fabrice Nativel / 11 juillet 2012

Larissa Imoucha, Sainte-Marienne, une Réunionnaise qui s’implique dans la vie politique de son pays. Faisons un peu plus connaissance avec celle qui a été récemment la suppléante de Maurice Gironcel aux législatives.

Larissa, faire de la politique, vous y songiez ?
— Je suis depuis longtemps animée par la vie associative. Je milite depuis quelques années dans le Comité des jeunes de Sainte-Marie et depuis plus d’un an au sein de l’Alliance des Jeunes pour la Formation et l’Emploi à La Réunion (AJFER).
Petit à petit, les problèmes de la société m’ont interpellée et l’AJFER m’a permis de mieux comprendre ce qui se passait autour de nous et en dehors de ce qu’on pouvait entendre des médias ou autres vecteurs de communication.
Notre île connaît depuis quelques années une aggravation de sa situation économique et sociale. Nous avons une population qui souffre de plus en plus, et étant moi-même salariée, et en plus dans le milieu syndical, je suis tous les jours témoin des problèmes des Réunionnaises et des Réunionnais.
Il fallait donc agir et apporter sa pierre pour améliorer les conditions de vie de la population réunionnaise.

« Je suis motivée pour continuer la lutte et redonner espoir à la population qui souffre »

Et maintenant que vous y êtes, quelles sont vos impressions ?
— La première et seule expérience que j’ai eu la chance de vivre, ce sont les législatives. Être la suppléante de Maurice Gironcel a été pour moi une expérience extrêmement enrichissante.
Le milieu politique est loin d’être un monde facile, mais c’est bien le milieu où l’on peut être au plus près de la population. Nous sommes loin de la réalité… il y a tellement de problèmes à gérer et tellement à faire.
Je suis motivée pour continuer la lutte et redonner espoir à la population qui souffre et qui s’éloigne des organisations syndicales, sociales et politiques.

« Nous devons penser et agir en Réunionnais »

S’il est une cause que vous souhaitez défendre, quelle est-elle ?
— Il y a tellement de causes à défendre qu’il me serait difficile de n’en choisir qu’une. Nous sommes tous conscients du contexte économique et social qui ne cesse de se dégrader.
Ce qui me paraît important, c’est la cause des intérêts de mon île, des Réunionnaises et des Réunionnais qui souffrent de plus en plus. Nous devons défendre nos atouts et se battre pour l’avenir de La Réunion. Nous devons penser et agir en Réunionnais.

« Notre société est arrivée à la fin d’un modèle »

Notre société, quel regard vous y posez ?
— Notre société est arrivée à la fin d’un modèle qui a montré ses limites et qui a créé des inégalités. Nous détenons le record de chômage chez les jeunes, plus de la moitié de notre population vit en dessous du seuil national de pauvreté et la situation ne cesse de s’aggraver. Si on ne change pas de système, on continuera à préserver les intérêts de ceux qui sont protégés par le modèle de société actuel et à aggraver la situation des plus pauvres et des jeunes.

Le « respect » et la « solidarité »

Et vos valeurs, parlez-nous en.
— C’est autour des valeurs de respect et de solidarité que j’ai grandi au sein de ma famille. Je pense que c’est autour de ces valeurs que l’on peut, en tant que Réunionnais, mener la lutte et contribuer au développement de notre île.

« Chacun peut contribuer à l’avenir de La Réunion »

Aux Réunionnaises et Réunionnais, quel message voulez-vous leur transmettre ?
— Chacun, à son niveau, dans son quartier, dans sa famille, avec ses amis, peut contribuer à l’avenir de La Réunion, peut apporter sa pierre à la construction de La Réunion pour notre avenir commun. L’AJFER le résume très bien par son slogan “Nou lé kapab pou nout péi”.

Plus que jamais, Larissa Imoucha est motivée pour travailler au développement durable de son pays — La Réunion. L’important pour elle est d’apporter son soutien à toutes les personnes et d’aller de l’avant. A 23 ans, cette jeune femme agit sur plusieurs fronts.

Jean-Fabrice Nativel


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«  Je suis tous les jours témoin des problèmes des Réunionnaises et des Réunionnais ».

«  Si on ne change pas de système, on continuera à préserver les intérêts de ceux qui sont protégés par le modèle de société actuel et à aggraver la situation des plus pauvres et des jeunes ».


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