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Union pour la défense des Réunionnaises et des Réunionnais : objectif deux élus pour dire NON à la politique de Sarkozy

Dans six jours, les sénatoriales

Manuel Marchal / 19 septembre 2011

Depuis le 22 août dernier et la présentation de la liste d’Union pour la défense des Réunionnaises et des Réunionnais, l’évolution de la campagne renforce chaque jour la probabilité d’obtenir deux sièges. Et grâce à la liste d’union, un représentant des MODÉRÉS pourra siéger, en cours de mandat.

Dans six jours, les grands électeurs auront à choisir entre 8 listes. Pour la première fois, ils éliront 4 sénateurs. Le contexte de cette élection est particulier. À La Réunion, les grands chantiers ont été arrêtés depuis que l’UMP est à la direction de la Région. Cette collectivité n’est donc plus un barrage à la politique de casse sociale menée par Nicolas Sarkozy et son gouvernement. La conséquence la plus grave et la plus immédiate, c’est l’explosion du chômage. Pour la première fois dans son Histoire, notre île voit le nombre des demandeurs d’emplois frôler les 150.000 personnes.
À 10.000 kilomètres d’ici, en Europe, la crise économique s’est transformée en crise de la dette des États. Mais au lieu de relancer l’investissement pour créer de nouvelles recettes, les gouvernements pratiquent l’austérité. En Grèce, le salaire des fonctionnaires a été diminué de moitié et la TVA a triplé : cela n’a rien réglé ; c’était connu d’avance. En France, le gouvernement réduit son engagement pour l’Outre-mer au prétexte de faire des économies. Mais loin de résoudre le problème, cette politique d’austérité amène à restreindre encore davantage les dépenses utiles. À peine voté l’an dernier, le plan d’austérité a réclamé le mois dernier de nouvelles ponctions. Pendant ce temps, les riches fortunes sont hyper protégées.

La seule liste d’union

La Réunion est dans une situation plus grave qu’en France : c’est la récession économique. La complexité est telle qu’il devient évident qu’un seul parti ne peut détenir la solution. Malgré tout, certains s’entêtent dans cette voie sans issue. C’est le cas de l’UMP qui présente deux listes, du PS ou des Verts. Une seule liste a fait l’effort de l’union, c’est celle conduite par Paul Vergès.
Le 22 août dernier, la présentation de la liste a permis de rappeler quelques rendez-vous parlementaires concernant la défense des intérêts des Réunionnais : les Contrats de Plan État-Région, les mesures de réponses à l’urgence sociale et la nouvelle réforme des collectivités en cas d’alternance.
La liste d’union vise la reconduction de deux sénateurs sortants, Paul Vergès et Gélita Hoarau, tout en permettant aux MODÉRÉS, partenaires de l’Alliance au Conseil général, d’avoir un sénateur. Paul Vergès, tête de liste, s’est en effet engagé à démissionner durant le mandat, ce qui permettra à Michel Dennemont, troisième sur la liste, de siéger.

Changeons notre avenir

Un peu plus de deux semaines après la présentation de la liste, la dynamique d’union a connu une nouvelle progression avec la prise de position des MODÉRÉS. Le 9 septembre, cette composante de la majorité du Conseil général, conduite par Nassimah Dindar, a affirmé son soutien à la liste d’Union pour la défense des Réunionnaises et des Réunionnais. Cela signifie que le potentiel de la liste permettra l’élection de deux sénateurs, c’est plus que probable dimanche prochain.
Les différentes réunions menées durant cette campagne soutiennent cette dynamique de l’union qui se prolongera bien au-delà des sénatoriales. Car dès le 26 septembre, toute l’attention se reportera sur le scrutin présidentiel.
Il restera sept mois pour porter au plus haut niveau les intérêts de notre peuple, et les faire triompher, en s’opposant à la politique de Sarkozy et de l’UMP.

M.M.


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