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Utiliser les dispositifs existants

Visite ministérielle, message de Michel Sapin à la table ronde sur l’emploi

Céline Tabou / 15 novembre 2013

Participant à la table ronde sur le thème de la mobilisation pour l’emploi et la formation professionnelle, à Saint-Denis, le ministre du Travail, Michel Sapin, a pu se rendre compte de la situation réunionnaise, à travers trois thématiques : aider les jeunes les plus éloignés de l’emploi, former les demandeurs d’emploi peu qualifiés et aider les créateurs d’entreprises.

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Le ministre du Travail hier à la table-ronde organisée à la mairie de Saint-Denis.

Le ministre du Travail, de l’Emploi, de la Formation professionnelle et du Dialogue social a reconnu « une situation insoutenable », car La Réunion est « le département de France où le taux de chômage des jeunes est le plus élevé » , avec 60% des moins de 25 ans sans emploi et 14% des 15-24 ans. « Le constat est clair, le chômage est prégnant » .

Ce dernier a annoncé l’octroi de 5.000 contrats aidés supplémentaires pour La Réunion, afin de répondre en partie au chômage. En effet, en plus des contrats aidés, des emplois d’avenir, le ministre a mis en avant, la Garantie Jeune.

Michel Sapin a d’abord expliqué qu’il fallait « mobiliser au maximum les outils existants avant d’en demander plus » . Il faut « mettre en œuvre ce qui existe, je le dis à tous les acteurs » en charge de l’emploi à La Réunion. Répondant à la demande du maire de Saint-Denis, Gilbert Annette, qui souhaitait « 40.000 emplois aidés » , afin de « faire passer de 30% à 20%, le taux de chômage à La Réunion » .

5.000 contrats aidés supplémentaires

Pour Michel Sapin, il s’agit d’utiliser les 2.500 emplois d’avenir restants, sur les 5.000 octroyés à La Réunion. « Vous pouvez le faire d’ici la fin de l’année » , a précisé le ministre, pour qui les emplois d’avenir sont « de vrais emplois, de vraies formations, ce qui est fondamental » . Ce dernier a parlé de l’exigence qu’on a de mettre en place la formation, grâce à l’appui de la Région et des autres acteurs, bien sûr. Il s’agit de ne pas occuper les jeunes, mais de leur donner de vrais emplois. Raison pour laquelle, le ministre du Travail a décidé d’augmenter de 5.000 le nombre d’emplois aidés.

Ces 5.000 contrats aidés sont destinés en priorité à des publics en difficultés, notamment en chômage de longue durée, des personnes âgées ou des personnes en situation de handicap. Financés à 90/95% par l’État, ces contrats devront répondre à un appel à projets. Expliquant que le nombre de contrats aidés cette année était de 20.000, pour une durée de 6 mois, il y aurait donc, selon le ministre, 10.000 jeunes « au même moment concernés » par ces contrats.

« J’ai demandé un allongement, car les jeunes ne peuvent pas avoir une réelle formation en 6 mois, mais en 12 mois, ils peuvent créer un parcours de formation et devenir réellement autonomes ». Pour le ministre, le calcul semble simple : 20.000 contrats aidés de 12 mois conduisent 20.000 jeunes à bénéficier de ce dispositif. Le ministre a assuré que la courbe du chômage s’était inversée, indiquant qu’ « elle s’est aussi inversée à La Réunion ».

Céline Tabou

La Garantie Jeune, une «  réussite  »

Concernant, la Garantie Jeune, ce « n’est pas seulement une bonne idée, c’est une réussite » , a présenté le ministre. Se basant sur les témoignages de deux jeunes (Marc et Giovanna) devant bénéficier de ce dispositif, le ministre a indiqué : « Ils partent de loin » , mais « on se rend compte que leur préoccupation est le logement » . Faute « d’endroit pour dormir » , ils n’ont pas « la capacité de créer un projet professionnel » . Pour le gouvernement, la Garantie Jeune répond « au besoin d’une ressource et d’un engagement. La Garantie Jeune est un contrat, un engagement » , mais aussi « un effort personnel, qui leur permettra de s’insérer dans l’entreprise » .


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