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Valérie Bénard : « le nombre d’illettrisme augmente d’année en année, il faut que ça s’arrête »

"Madame lutte contre l’illettrisme" de la Région sur RFO

Manuel Marchal / 16 avril 2010

En moins d’une demi-heure, Valérie Bénard a pu faire l’étalage de son ignorance totale du dossier de la lutte contre l’illettrisme. Elle s’est montrée beaucoup plus à l’aise pour défendre les intérêts du patronat contre ceux de la population dans le dossier de l’ARAST.

C’est par la phrase que nous reproduisons fidèlement en titre que Valérie Bénard a entamé sa prestation hier matin sur les ondes de Radio-Réunion dans l’émission "Réunion publique".
La syndicaliste vice-présidente UMP de la Région était interrogée sur ses projets en matière de lutte contre l’illettrisme, qui est sa délégation. Sur ce point, elle a démontré toutes ses limites. Mise à part quelques généralités pour dire que l’Éducation nationale porte une responsabilité dans l’illettrisme à La Réunion, elle a été fort incapable d’expliquer les raisons de ce phénomène à La Réunion, et les moyens concrets pour y faire face. Elle a été totalement désarçonnée par le moindre terme technique employé, le journaliste apprenant même aux auditeurx que Valérie Bénard faisait « les gros yeux » à l’évocation d’une méthode préconisée par le professeur Latchoumanin.
Tout au plus, la fin de l’émission a permis d’en savoir un petit peu plus. L’objectif de Valérie Bénard est une baisse du nombre d’illettrés « peut être pas de manière significative », mais une baisse.
Aucune question d’auditeur sur l’ARAST, qu’à cela ne tienne, le journaliste lui demande pourquoi en n’attaquant pas l’AGS, les salariés ne font-ils pas fausse route. Valérie Bénard fit alors cette réponse surprenante : notre priorité c’est l’emploi, et donc en substance le recours pour intégrer le Conseil général, mais pour ceux qui ne souhaitent pas suivre cette voie, alors c’est le recours pour récupérer des indemnités de l’AGS et du Conseil général. Elle explique par ailleurs que chaque recours contre l’AGS doit être accompagné d’une mise en cause du Conseil général. Fidèle à elle-même, la syndicaliste continue à faire le travail pour lequel elle a été récompensée d’une vice-présidence : protéger l’argent du patronat.
Une telle argumentation demande précision, le journaliste relance alors Valérie Bénard en citant le titre de l’article de "Témoignages", lui demandant en substance, "ultime manœuvre pour sauver l’argent des AGS, n’est-ce pas difficile de faire le grand écart ?".
Mais Valérie Bénard se contente alors de dire que sur la liste de Didier Robert, elle a su garder « son libre arbitre ».

M.M.


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