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Vers la création d’une ONU de la mer

Intervention d’Huguette Bello

Témoignages.re / 19 novembre 2009

Hier, en réponse à une question d’Huguette Bello, Jean-Louis Borloo, ministre de l’Écologie et du Développement durable a annoncé hier la création d’une ONU de la mer.

La Députée-Maire de Saint-Paul est intervenue hier à l’Assemblée nationale pour attirer l’attention du Gouvernement sur les conséquences de la pollution d’hydrocarbure qui a frappé le Sud de l’océan Indien en août dernier.
Après avoir rappelé notamment les mesures prises au niveau européen dans le cadre du paquet « Erika III », le Ministre de l’Écologie, du Développement durable et de la Mer a déclaré que les mers et les océans ne peuvent plus rester des zones de non-droit et que la volonté de la France est réelle pour que soit engagée la réforme de l’Organisation maritime internationale (l’OMI) en une ONU de la mer.
Voici le texte de l’intervention de l’élue réunionnaise :

« Bien qu’elles ne suscitent pas les mêmes déferlements médiatiques, les marées noires provoquent toujours des catastrophes écologiques. La dernière en date a eu lieu, en août dernier, dans une zone jusqu’ici préservée, au Sud de l’océan Indien, à proximité des côtes malgaches. Reliant le Togo à l’Inde, un vraquier battant pavillon turc a fait naufrage à la pointe sud de Madagascar. Dans ses soutes, du phosphate brut, du fuel lourd, des hydrocarbures.
Les conséquences de cet échouement sont vite apparues dans leur triste cortège : - des dizaines de kilomètres de plages souillées,

- la faune et la flore menacées avec notamment une surmortalité des baleines,

- un écosystème en péril,

- la pêche interdite alors qu’elle est la principale source de revenus de la population.

En un mot, l’impact écologique et environnemental, désormais établi, est accablant aussi bien pour les populations que pour ce qui passait pour un sanctuaire marin.
Pour compléter le tableau, il faut préciser qu’il s’agissait d’un navire qui figurait depuis 2002 sur la liste des "navires poubelles" interdits dans les ports de l’Union européenne. Le Gulser Ana, c’est le nom de ce vraquier, fait partie des soixante six navires répertoriés "à risques très élevés".
À la veille du Sommet de Copenhague, la France, puissance maritime grâce à ses Outre-mer, ne pourrait-elle pas prendre une nouvelle initiative pour que les océans du Nord et du Sud, déjà menacés par le dérèglement climatique, n’aient plus à souffrir de blessures nullement inévitables ? »


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