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Vibrant appel à l’union de Elie Hoarau à Yolande Pausé et tous les élus de Sainte-Suzanne

Elie Hoarau, secrétaire général du Parti communiste réunionnais

Témoignages.re / 13 décembre 2011

On ne compte plus le nombre de fois où Elie Hoarau est venu à Sainte-Suzanne apporter sa solidarité active à ses frères et sœurs de combat. Vendredi soir, il était particulièrement touché par l’accueil des camarades présents. Il en a profité pour lancer un vibrant appel à l’union à Yolande Pausé et à tous les élus. Il a même repris le micro après l’intervention de Maurice Gironcel pour souhaiter à tous des vœux de bonne année, de santé et de succès.

Elie Hoarau, on vous voit souvent dans votre ville natale ?
— Merci pour ce rappel, mais ma présence n’a rien à voir avec mes souvenirs d’enfance ! Hélas ! C’est bien plus sérieux. Vous savez que les camarades m’ont confié la responsabilité de Secrétaire général du Parti, notamment lors du Congrès de l’année dernière.
C’est une lourde tâche. Il faut veiller à l’héritage politique laissé par nos aînés, notamment ses principes, et préparer de nouvelles générations à faire prospérer ce patrimoine collectif unique. Des Réunionnais tenus en esclavage sur les grandes terres jusqu’aux Réunionnais d’aujourd’hui, libres, cependant maintenus au chômage ou vivant sous le seuil de pauvreté, c’est le combat contre les inégalités et les injustices qui nous anime.
Face à cela, les ambitions personnelles sont vraiment peu de chose.

A la tête du PCR, vous êtes un bon observateur de l’évolution de notre Commune ?
— Oh ! Pas plus que vous. Sainte-Suzanne a beaucoup progressé depuis que le Parti a demandé à Lucet Langenier de quitter Le Port et de se présenter ici. Il suffit de regarder autour de nous pour constater les changements intervenus, en ville et dans tous les écarts. Même nos anciens adversaires le reconnaissent. Après le premier majorat de Lucet, c’est le tandem Lucet Langenier et Maurice Gironcel qui a marqué profondément le développement de Sainte-Suzanne. Cette réussite gêne certaines personnes.

Qui veut remettre en cause cette réussite ?
— A plusieurs reprises, le pouvoir a cherché à reprendre sa revanche. Quand il n’arrive pas par les urnes, alors il agit sournoisement.
Vous vous rappelez qu’à l’élection municipale de mars 1989, la préfecture avait rejeté la liste de Lucet Langenier tout simplement parce que les services fiscaux ont refusé de lui donner une attestation pour se présenter à nouveau. Or, il était maire depuis 9 ans au moment des faits. La ficelle était trop grosse. Le peuple a voté avec des bulletins que nous avons fabriqués. Le soir, la liste unique soutenue par le pouvoir a été battue. Sans la solidarité, Sainte-Suzanne était perdue.
Cette fois, le procureur dit : « M. Gironcel, vous êtes quelqu’un d’honnête, d’intègre, nous savons que vous ne vous êtes pas enrichi », mais il le condamne malgré tout à une peine suffisamment lourde pour le rendre inéligible. J’étais là, au tribunal. Les camarades de Sainte-Suzanne étaient tous indignés et révoltés ! Les larmes aux yeux, ils se sont juré fidélité pour aider le camarade injustement condamné à retrouver sa place pour continuer le développement de Sainte-Suzanne. Une telle solidarité : c’est dans le Parti qu’on peut trouver cela.
C’est un héritage qui prend ses racines dans la lutte de nos aînés. Nous devons tous en être fiers et ne pas nous tromper d’adversaire.
C’est un héritage qui prend ses racines dans la lutte de nos aînés. Nous devons tous en être fiers et ne pas nous tromper d’adversaire.

C’est le sens de l’appel à l’union que vous avez lancé au meeting ?
— En 2008, le peuple a élu Maurice et son équipe, dès le premier tour. Puis, Maurice a été victime d’une injustice. Il faut réparer cette injustice. Le Parti doit aider à ce que le peuple retrouve son maire et son équipe. Toute autre attitude serait un encouragement aux adversaires de la démocratie d’utiliser des méthodes sournoises pour remettre en cause le choix du peuple. C’est pourquoi vous avez entendu que j’ai lancé un vibrant appel à l’union à Yolande Pausé et à tous les élus de Sainte-Suzanne. Je pense sincèrement que l’avenir de Sainte-Suzanne et de ses habitants est bien plus exaltant que tous les reproches que nous pouvons nous faire aux uns et aux autres. Les travailleurs au chômage et les pauvres abandonnés ont besoin de nous, pour les aider à sortir du fénoir. Ce sont les victimes de la politique catastrophique de Sarkozy et ses amis.

Sincèrement, je souhaite que, tous ensemble, les camarades à Sainte-Suzanne inaugurent la première victoire politique de l’année 2012.


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