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Voici quelques réactions d’acteurs économiques recueillies après les vœux du président de la République

Témoignages.re / 20 janvier 2010

• Jean-Yves Minatchy, président de la Chambre d’agriculture et Bernard Picardo, président de la Chambre de métiers et de l’artisanat

Une attente, l’application de la LODEOM

Les deux présidents de chambres consulaires ont apprécié que Nicolas Sarkozy choisisse La Réunion pour exprimer ses voeux à l’Outre-Mer. Le discours du président aura au moins confirmé le cap fixé pour 2010, les grandes orientations. La volonté d’un développement endogène, c’est « un pas franchi », estime Jean-Yves Minatchy, « il faut maintenant que tout le monde joue le jeu ». Bernard Picardo a surtout retenu l’affirmation de la présence de l’État, prête à aider l’Outre-Mer mais aussi le fait que le président insiste sur la richesse de l’Outre-Mer pour la métropole, sur une relation réciproque en terme de besoin. Jean-Yves Minatchy soutient que le gouvernement a compris le rôle de poumons économiques des 3 chambres consulaires. Et Bernard Picardo de souligner que le président a réaffirmé le lien essentiel entre l’économie et le social, la nécessité de développer l’économie pour faire fonctionner le pays.
Les deux présidents de chambres consulaires estiment cependant que l’attente a été longue et que l’heure est venue de mettre rapidement en application les décrets de la LODEOM. 

• Jean-Marie Le Bourvellec, président de la FRBTP (Fédération Réunionnaise du Bâtiment et Travaux Publics)

« Il faut une impulsion forte en ce début 2010 »

Pour Jean-Marie Le Bourvellec, c’est un discours de politique générale que Nicolas Sarkozy a prononcé. Un discours « de bon augure pour l’Outre-Mer, affirmant la considération et l’avenir au sein de la République ». Le président de la FRBTP estime que les mesures annoncées seront profitables dans l’avenir. Une plus grande réactivité le l’administration, la volonté de donner à chaque jeune un emploi, une formation, un logement...
Cependant, Jean-Marie Le Bourvellec rappelle que dès 2010, le BTP a besoin d’actions urgentes. Le secteur attend toujours une impulsion forte pour 2010. L’avenir de l’île ne peut être envisagé sans le BTP, et attendre encore revient à alourdir la perte d’emplois (6.200 en 2009), la disparition des entreprises. La FRBT réclame toujours la mise en oeuvre d’un vrai plan de relance exceptionnel pour pouvoir relever les défis que sont la construction de logements, le tram-train, la nouvelle route du littoral...
De même, pour maintenir le secteur en vie, la FRBTP a demandé une communication forte sur les décrets Cellier-Dom, pour expliquer que la défiscalisation est encore possible. Pour le logement social, la FRBTP a aussi demandé le report de 17 millions d’euros de budget non épuisé de la LBU (Ligne budgétaire unique) en 2009. Une enveloppe de 170 millions d’euros seraient ainsi disponible pour des projets de logements sociaux cette année. Enfin, la FRBTP estime que le Gerri est un excellent programme sur le moyen terme, « le BTP y a toute sa place pour le développement durable ».

E.P.


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