Canne à sucre

Canne à sucre : rien n’est réglé

Vers la plus grave crise économique, sociale et environnementale de l’histoire de La Réunion

Témoignages.re / 26 septembre 2014

L’effondrement du prix du sucre en Europe et l’objectif des betteraviers d’être au niveau de compétitivité du Brésil remettent en cause les annonces de François Hollande.

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Pendant que la coupe se poursuit, les incertitudes restent.

Le problème de la filière canne est toujours en suspens, rappelle Yvan Dejean. Pour sauver la filière, les chiffres sont connus. Il faut maintenir les 90 millions d’euros de la solidarité nationale et y ajouter 38 millions d’euros, sous réserve de l’accord de Bruxelles.

C’est un total de 128 millions d’euros.

« Aujourd’hui le monde agricole n’est pas rassuré car aucun engagement écrit ne donne l’assurance que ces 38 millions d’euros seront acquis », rappelle Yvan Dejean.
Or, les dernières nouvelles annoncent d’une part l’effondrement du prix du sucre en Europe. Et d’autre part, en termes de compétitivité, les producteurs de betteraves se rapprochent des niveaux du Brésil.

Si 38 millions suffisaient à compenser sur la base des informations d’il y a quelques mois, qu’en sera-t-il en 2017 demande le PCR. Cette somme sera-t-elle suffisante pour permettre de continuer à écouler le sucre réunionnais ?
Faut-il poser le problème et dire qu’il faut doubler et être à 76 millions d’euros d’aide supplémentaire pour compenser le manque de compétitivité ?
Autant dire que rien n’est réglé.


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