Canne à sucre

Confédération paysanne - CGPER – UPG - OPAM : « L’urgence d’un revenu pour les planteurs de canne à sucre »

Soutien de syndicats des Antilles et de France à la bataille menée notamment par la CGPER

Témoignages.re / 2 juin 2017

La bataille pour l’augmentation du prix de la canne à sucre à La Réunion est une cause qui dépasse notre île. Suite à la lettre ouverte de la sénatrice Gélita Hoarau au ministre de l’Agriculture, les planteurs de la CGPER ont reçu le soutien de la Confédération paysanne ainsi que de syndicats de Martinique et de Guadeloupe. Ces 4 syndicats ont diffusé hier un communiqué dont voici le contenu :

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A La Réunion mais aussi aux Antilles, la filière canne à sucre est une colonne vertébrale, structurant l’agriculture et l’économie locale.

A La Réunion, les négociations en cours avec les industriels sur la révision du prix de référence de la tonne de canne laissent planer le pire pour les planteurs. Aux Antilles, qui bientôt, rentreront elles aussi en négociations canne, les paysans sont inquiets car déjà largement affectés par la lenteur administrative et les retards de paiements des aides.

Ces tensions interviennent avec comme toile de fond la fin des quotas sucriers au 1er octobre 2017 et la signature d’accords de libre-échange avec des pays qui sont de gros producteurs de canne.

On peut alors se poser légitimement la question : qui veut la mort de la filière canne ? L’Europe, L’État ou les industriels ?

La Confédération paysanne et ses syndicats locaux, CGPER, OPAM et UPG demandent au ministre de l’Agriculture et à la ministre des Outre-mer de mettre en place une cellule de crise pour prendre cette question à bras-le-corps.

Des moyens existent puisqu’une aide de 38 millions d’euros a été versée aux industriels de la canne.

La Confédération paysanne se positionne clairement pour :

-  une hausse du prix de référence de la tonne de canne,

-  un traitement administratif d’urgence pour le paiement des aides liées à la canne,

-  la remise en cause des accords de libre-échange avec les pays exportateurs de sucre de canne,

-  la mise en place d’un groupe de travail et de propositions sur l’avenir de la filière canne sucre, comme cela avait été le cas pour la betterave.

La Confédération paysanne sera attentive à ce que les planteurs de canne soient traités avec considération tant à Bruxelles qu’à Paris afin qu’on leur permette de vivre dignement de leur métier.


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