Canne à sucre

Différentes informations relatives à la culture de la canne à sucre (septième partie)

La canne c’est le sucre, mais pas seulement -61-

Témoignages.re / 14 mars 2015

On pourra lire ci-dessous un certain nombre d’informations relatives à la culture de la canne à sucre et à l’exploitation des produits dérivés dans différentes régions. De extraits ont été reproduits afin de nourrir notre propre réflexion sur l’avenir de la canne à La Réunion et dans les pays environnants.

XVIII-Résultats de recherche récents et évolution actuelle du développement des produits et procédés au Taiwan Sugar Research Institute

Les activités de recherche poursuivies de 1985 à 1996 au Taiwan Sugar Research Institute (TSRI) sont passées en revue, avec une indication de l’état de développement des produits et procédés. On considère que ces nouveaux produits et procédés sont d’une importance stratégique pour les progrès technologiques et industriels. Parmi les nouveaux produits, on peut citer la L-lysine, les enzymes, les aliments santé, les produits à base d’amidon, les confiseries, le pigment naturel rouge tiré du fruit d’Opuntia dillenii, l’érythritol et la pulpe de bagasse pour la fabrication de papier. Parmi les procédés mis au point, citons ceux qui ont trait à la fermentation éthylique, à la production industrielle de fructo-oligosaccharides et à la lécithine en grains. D’autres informations se rapportent au tapioca de sagou, aux produits à base de graines de soja, au contrôle qualité des cartilages de requin, à l’analyse des polysaccharides, des triterpenoïdes et du germanium dans les champignons médicinaux Ganoderma spp., au traitement des eaux usées industrielles et à l’étude d’impact environnemental d’une usine de pâte à papier de bagasse. KIT (B2465) Taiwan Sugar (Taïwan), vol. 44 (3), p. 8-21
 

XIX- Le marché du sucre en Chine : analyse et recommandations

En Chine, 86 % du sucre vient de la canne et 14 % de la betterave. Dans les dernières années, le développement de l’industrie sucrière s’est heurté à un obstacle majeur, la léthargie du marché intérieur et la chute du prix du sucre. Le déclin du prix du sucre est constant depuis 1997 ; fin 1999, il a fini par être inférieur au coût de production. Les principales explications tiennent à l’effondrement des prix du sucre sur le marché mondial, à l’excédent de production intérieure et à la concurrence d’un substitut meilleur marché, la saccharine. De l’autre côté, c’est la très grande dispersion du marché intérieur et l’inefficacité des structures de production qui sont les principaux responsables du coût élevé de la production de sucre. Ces coûts de production élevés n’ont pas aidé les producteurs de sucre chinois à se défendre contre les sucres importés et la saccharine. Quand la Chine aura rejoint l’Organisation mondiale du commerce (OMC), la pression de la concurrence des sucres importés sur les raffineries chinoises augmentera encore. Par conséquent, le gouvernement doit mettre en place une politique industrielle propre à protéger le marché intérieur et à encourager la restructuration de la filière. Des directives permettant d’atteindre ces buts sont proposées. (D’après le résumé des auteurs.) KIT (H1045) Sugar Journal (États-Unis), vol. 64 (8), p. 11-13, 16, 18
 

XX-Récolte de la canne à sucre en Thaïlande : coupe manuelle contre coupe mécanique

Les avantages et les inconvénients de la coupe manuelle et de la coupe mécanique de la canne à sucre en Thaïlande sont comparés. La coupe manuelle reste populaire parce qu’elle est bon marché, compacte peu les sols et n’abîme pas les racines, ce qui favorise une bonne repousse par la suite. Il n’y a que 250 machines à couper la canne en Thaïlande, elles sont utilisées essentiellement dans des champs de grande taille. Les équipements existants ne conviennent pas aux pratiques culturales thaïlandaises : la taille du travail qui permet une efficacité optimale des machines est rarement atteinte, les champs mesurant au mieux 200 à 300 m de long. Il se pourrait qu’une machine de plus petite taille soit mieux adaptée au contexte de la canne à sucre thaïlandaise, mais il y a plus d’une raison pour expliquer le manque d’intérêt des agriculteurs. On recommandera que les chercheurs qui mettront au point une machine de taille adaptée s’attachent essentiellement au choix de l’énergie utilisée, à l’évacuation des déchets et au transport et à la manutention des tiges. (D’après le résumé des auteurs.) KIT (B2628) Agricultural Mechanization in Asia, Africa and Latin America (Japon), vol. 35 (1), numéro spécial, p. 33-36


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