Canne à sucre

Échéance 2017 : un nouveau soutien pour la filière canne-sucre

Visite de Jean-Paul Delevoye

Témoignages.re / 22 mai 2015

Lors de la visite du président du Conseil économique, social et environnemental à Ercane, il a été question de l’avenir de la filière canne-sucre. Jean-Paul Delevoye a pris note des inquiétudes des acteurs de la filière.

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Jean-Paul Delevoye répondant aux questions des journalistes.

Au cours de la présentation de Ercane, plusieurs débats ont surgi. Le premier a porté sur le foncier. Jean-Yves Minatchy, co-président de l’Interprofession, a expliqué l’importance de la canne à sucre, pivot de l’agriculture et de la diversification, et les conséquences d’une diminution de la surface plantée en cannes au profit d’autres cultures.

Le président du CESE a noté que cela montre l’obligation de régler des conflits d’intérêts. Ils peuvent porter sur le foncier, mais aussi sur l’eau, une ressource à partager entre toutes les activités.

Un second échange a porté sur l’avenir de la canne. Jean-Paul Delevoye a dit être informé de la suppression du quota sucrier en 2017, et de la demande d’une subvention supplémentaire de 38 millions d’euros. Les acteurs de la filière lui ont décrit l’ampleur de la menace, car la filière canne-sucre n’est pas la filière betterave sucrière. Elle ne dispose pas des mêmes potentiels gains de productivités qui sont l’extension de la surface cultivée, la hausse de la richesse en sucre de la betterave et la restructuration des usines. De plus, le sucre réunionnais est également concurrencé par celui venant des pays proches, les ACP avec qui l’Union européenne signe des accords commerciaux. Sylvie Lemaire, déléguée du Syndicat des Fabricants de sucre, a dit qu’à La Réunion, personne ne remet en cause la canne à sucre. « Il n’y a pas d’autre solution », a-t-elle précisé. Elle a déclaré que « des conditions sont à mettre en place » pour que la filière arrive à passer le « point d’étape » que constitue l’échéance 2017.

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Séance d’échanges au siège d’Ercane.

Répondant aux questions des journalistes sur ce sujet, Jean-Paul Delevoye a exprimé son soutien à la filière, rappelant l’engagement pris par le président de la République pour demander à l’Europe le droit de verser une subvention supplémentaire. Il reste donc deux ans pour se préparer à la fin du quota, a-t-il dit en substance. Le président du CESE souhaite que cette décision n’ait pas pour conséquence de fragiliser l’agriculture et l’industrie de La Réunion.


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