Canne à sucre

La canne à sucre et l’alimentation des ruminants

La canne c’est le sucre, mais pas seulement -6-

Georges Gauvin / 18 octobre 2014

La culture de la canne à sucre est en danger à La Réunion. Dans l’intérêt de notre pays, Il faut la sauver. Non seulement pour ce qu’elle représente pour l’histoire de La Réunion, pour notre culture et la défense de notre environnement, mais encore pour ses potentialités qui sont grandes. En effet, la canne, ce n’est pas seulement le sucre industriel et quelques rares « sous-produits », mais ce sont encore des centaines de produits dont la mise en valeur peut constituer une base importante pour notre développement économique à caractère durable. Cette chronique vise à en informer les Réunionnais en vue de sauver notre principale activité agro-économique du pays.- chronique à lire le mardi, jeudi et samedi dans votre journal Témoignages.

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Une fois broyée, la canne est un excellent aliment pour le bétail.

Dans ma chronique de jeudi 16 octobre j’ai eu l’occasion d’aborder l’utilisation des têtes de cannes dans l’alimentation des animaux, on peut aussi évoquer l’usage d’autres produits

La canne entière broyée
Dans certaines régions, on réserve des ares de prairie que l’on plante en cannes. La canne entière broyée constitue en effet un excellent aliment énergétique pour les ruminants. Elle permet au bétail de passer la saison sèche et d’attendre qu’avec les pluies l’herbe repousse suffisamment.

La mélasse.
Il s’agit d’un aliment hautement énergétique permettant d’obtenir de bons rendements pour les ruminants notamment en viande. Sa consommation doit être associée à celle de fibres, compte tenu de la pauvreté de la mélasse dans ce domaine.

La bagasse
Aliment riche en fibres mais sans grande valeur nutritive et de faible digestibilité. Celle-ci peut être améliorée par différents procédés notamment par traitement du produit à partir de certains champignons. Le même résultat peut semble-t-il être atteint en mettant quelques mois la bagasse à l’air libre. A signaler toutefois sa pauvreté en azote.

Vocabulaire : les ruminants


Ils sont capables d’utiliser la biomasse cellulosique grâce à leur tube digestif qui comprend trois compartiments : la panse, le feuillet et le bonnet placés en avant de la caillette, laquelle est l’équivalent de l’estomac du monogastrique. La régurgitation permet une deuxième phase de mastication fait pleinement partie du cycle de la digestion. Les régurgitations sont mélangées avec de la salive et mastiquées à nouveau, puis de nouveau ingérées. Les ruminants, par cette méthode parviennent à se nourrir d’une plus grande quantité de végétaux, et même certains très pauvres en énergie.

Nb — Pour plus d’information, le lecteur pourra se reporter utilement aux sites habituels sur internet ou d’autres modes de documentation.


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