Canne à sucre

Les usiniers le reconnaissent : « Aucun végétal ne saurait égaler le potentiel de la canne à sucre »

Quelles perspectives ?

Témoignages.re / 21 novembre 2013

Dans une plaquette diffusée lors de la dernière édition de Flore et Halle, le Syndicat du sucre de La Réunion décrit quelques richesses qui peuvent être extraites de la canne, c’est un véritable or vert.

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Photo Toniox

Joyau paysager

Symbole fort de La Réunion et de son patrimoine naturel, la canne à sucre façonne les paysages de l’île. Véritable régulateur foncier, la canne à sucre assure une urbanisation harmonieuse et offre aux touristes et aux Réunionnais des paysages grandioses et variés. Richesse paysagère de La Réunion, la canne à sucre est un poumon vert essentiel au développement durable.

Atout environnemental

Dans un contexte où le risque d’érosion est l’un des plus forts du monde, la canne à sucre, grâce à ses racines développées et aux résidus de récoltes laissés dans les champs, évite que les terres fertiles ne partent dans la mer.
Dans les champs, l’utilisation de produits phytosanitaires est réduite au minimum. Le principal ennemi de la canne est le ver blanc. La recherche a permis de mettre en place une lutte biologique grâce à un champignon, le Beauveria.

Piège à carbone

C’est aussi un véritable piège à carbone. L’ensemble des surfaces plantées en canne à La Réunion stocke plus que l’équivalent des émissions annuelles de CO2 du parc automobile.

10 à 12% de l’électricité de l’île produite par la canne à sucre

La canne à sucre produit de l’électricité grâce à sa partie ligneuse, la bagasse.
Deuxième source d’énergie renouvelable après l’eau, la canne à sucre évite l’importation de 145.000 tonnes de charbon. Elle est ainsi à l’origine d’un tiers des énergies renouvelables de La Réunion.
La valorisation d’une tonne de canne à sucre couvre la consommation électrique domestique d’un habitant de l’île pendant deux mois. En un an, un hectare de cannes à sucre peut absorber plus de 60 tonnes de CO2 et produire 42 tonnes d’oxygène.

Chimie verte et bio-raffinerie

La canne à sucre est déjà une bio-raffinerie. Elle est aujourd’hui valorisée sous forme de sucre, de rhum, d’électricité, d’engrais, de litière et d’alimentation pour les animaux…
De nouvelles valorisations seront possibles grâce à la recherche : papiers, cartons, isolants thermiques, panneaux agglomérés, films, textiles, cultures de micro-organismes (levures, bactéries…), acides, plastifiants, revêtements protecteurs ou adhésifs, cosmétiques, cires, graisses… les ressources sont infinies.
Aucun végétal ne saurait égaler le potentiel de la canne à sucre.


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