Canne à sucre

Mieux partager les richesses

Filière canne

Témoignages.re / 5 avril 2011

Parmi les questions mises sur la table par la CGPER à l’occasion des prochaines élections des Commissions mixte d’usine : la création d’une recette mélasse pour les planteurs.

Le 19 avril prochain, les planteurs devront désigner lors d’un vote les membres de la commission mixte d’usine. Membres qui siègeront ensuite à la commission paritaire de la canne et du sucre, qui comprend usiniers, représentants de l’État et planteurs. L’occasion pour la CGPER (Coopérative générale des planteurs et éleveurs de La Réunion) de présenter, le dimanche 3 avril 2011, son bilan d’actions au cours de ces cinq dernières années. « Un bilan satisfaisant », selon Jean-Yves Minatchy, président de la chambre d’agriculture et de la CGPER.
Parmi les propositions obtenues par la CGPER, Jean-Yves Minatchy cite, entre autres, la compensation intégrale pour la baisse du prix du sucre de 36% et le versement de la prime bagasse, fixée à 11,05 euros par tonne de cannes. « Nous avons également obtenu une aide de 3000 euros pour les planteurs en zones difficiles, une hausse de 20% de l’aide aux transports et des indemnités compensatoires aux handicaps naturels et une baisse des prix des engrais. Des planteurs ont pu aussi être indemnisés suite au passage du cyclone Gamède », indique le président de la CGPER. « Des planteurs ont pu aussi investir dans du matériel », ajoute-t-il.
À noter que d’autres actions sont en cours pour les planteurs. Préoccupée au sujet de la réforme des retraites, la CGPER demande qu’une retraite minimum de 870 euros par mois soit versée aux retraités agricoles et aux épouses. Ce qui permettrait d’éviter que des agriculteurs soient obligés de travailler jusqu’à 70 ans en raison de trop faibles revenus à leur cessation d’activités et de dégager 4000 hectares de terres agricoles en faveur de jeunes agriculteurs.
Autre combat, le dossier alcool-mélasse. « Nous demandons qu’un tiers des 37 millions d’euros perçus par les trois distilleries de l’île pour assurer la filière canne locale soit redistribué aux planteurs. Nous faisons un travail en amont très difficile », explique Jean-Yves Minatchy.
Un travail est également en cours entre la CGPER et TEREOS au sujet d’une bonification par tonnes de cannes.


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