Canne à sucre

Motion du Gol

Témoignages.re / 18 décembre 2014

Voici le texte de la motion adoptée à l’unanimité par les participants au meeting du Gol hier soir. Une copie sera remise au préfet par une délégation.

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Annie Patiama lit le texte de la motion, aux côtés de Maurice Gironcel et Yvan Dejean, secrétaires généraux du PCR, et Alix Rousseau, secrétaire de la section communiste de Saint-Louis.

Considérant que depuis 1968, dans le cadre de l’Organisation communautaire du marché du Sucre, La Réunion était assurée de vendre tout son sucre, jusqu’à 300.000 tonnes, en Europe, grâce à l’existence de quotas et à un prix garanti supérieur au cours mondial.

Considérant la décision prise par l’Union européenne de supprimer dès 2017 les quotas et le prix garanti.

Considérant qu’à partir de cette date, la production sucrière de La Réunion devra affronter la concurrence mondiale du sucre de canne produit en Amérique latine, Asie et Afrique etc

Considérant que pour faire face à cette concurrence, les professionnels estiment nécessaire que l’aide accordée à la filière canne-sucre soit augmentée annuellement de 38 millions d’euros à partir de 2017.

Considérant que lors de son passage à La Réunion, le président de la République a donné son accord pour cette aide supplémentaire sous condition de l’approbation de Bruxelles.

Considérant que la décision de supprimer les quotas de sucre et le prix garanti menace également la production de sucre de betterave en France.

Considérant que cette menace a amené le gouvernement, par la voix du ministre Stéphane Le Foll, à prendre des initiatives pour empêcher la crise de la filière betterave.

Considérant enfin que si des mesures ne sont pas prises pour sauver la filière canne-sucre, c’est la crise économique, sociale, environnementale la plus grave que La Réunion n’a jamais connue qui s’annonce à l’horizon 2017.

Les planteurs, les ouvriers et la population réunis ce mercredi 17 décembre au Gol, face à l’usine sucrière,

1 : réclament que le gouvernement obtienne de Bruxelles son approbation rapide pour l’aide supplémentaire de 38 millions d’euros à la filière canne-sucre.

2 : Demandent que le gouvernement prenne les mêmes initiatives pour la filière canne-sucre que pour la filière betterave-sucre pour faire face à la crise : « Nou lé pas plus, nou lé pas moin ».

3 : Exigent que tous les élu(es) de La Réunion (maires, parlementaires, présidents des collectivités etc) s’unissent d’urgence pour demander au gouvernement, à l’Union européenne, de tout mettre en œuvre pour éviter à La Réunion la plus grave crise qu’elle n’ait jamais connue.

Les participants attirent l’attention sur la grande responsabilité des élu(es) de La Réunion devant cette crise.


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