Canne à sucre

Négociations dans l’impasse entre planteurs et usiniers

Sophie Périabe / 25 juin 2011

Après plus de deux heures et demi de négociations entre les usiniers de Tereos, les représentants des planteurs et l’État, la situation est toujours au point mort. Une nouvelle rencontre est prévue jeudi prochain lors de la tenue du conseil d’administration du CPCS (Comité paritaire canne-sucre).

« Pour l’instant, les négociations n’ont pas encore abouti, déplore Bernard Gonthier, planteur à Petite-Île et vice-président de la CGPER. Chacun campe sur ses positions ».
Pourtant, les négociations portent sur des revendications déjà connues des usiniers, mais ces derniers « n’ont fait aucune proposition ».
Les planteurs réclament la mise en place d’une richesse plancher à 12,5. « À 11,88, c’est nous qui devons à l’usine », insiste Bernard Gonthier. Aujourd’hui, les planteurs constatent une différence sur la recette mélasse entre les accords de 2006 et aujourd’hui, « une revalorisation est donc nécessaire », pour un meilleur partage des richesses.
Enfin, la CGPER demande une bonification de 3 euros jusqu’à 190.000 tonnes de cannes et 5 euros, au-delà, « pour inciter les planteurs à produire plus ».
Même si les planteurs du Sud doivent faire face à une période de sécheresse cette année et ne pourront pas atteindre ce tonnage, « pour l’année prochaine, il faut les inciter à produire davantage ».
Sur ces 3 points, les usiniers souhaitent établir une marge globale, « alors que nous, nous voulons régler les problèmes un par un ».
Pour l’heure, les négociations continuent par courrier interposé en attendant la prochaine rencontre prévue jeudi prochain.
Si les négociations n’aboutissaient pas, un report du début de la campagne sucrière serait inévitable. Le bras de fer se poursuit donc entre les usiniers et les planteurs.

SP


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