Canne à sucre

Projet sucrier à Madagascar : le PCR demande la transparence

Les communistes réunionnais aux côtés des planteurs

Témoignages.re / 28 novembre 2013

Le PCR réagit suite à l’annonce du lancement d’une étude sur l’implantation d’une usine sucrière à Madagascar.

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Voici deux semaines, Victorin Lurel, ministre des Outre-mer, a déclaré que le gouvernement travaille à anticiper la fin de la canne à sucre à La Réunion. De tels propos ont été tenus sans aucune concertation préalable avec les planteurs, les premiers concernés.

Hier, la presse a annoncé que la Région Réunion a décidé de financer l’étude de faisabilité de l’implantation d’une usine sucrière à Madagascar. L’intérêt d’un tel projet dans le cadre de la coopération régionale mérite d’être discuté avec les acteurs concernés. Mais tout comme Victorin Lurel, Didier Robert n’a pas consulté les planteurs avant de prendre cette décision.

La filière canne-sucre joue son avenir en ce moment. Tout va dépendre du résultat de difficiles négociations au niveau de l’Union européenne. Car en 2017, La Réunion n’aura plus droit å son quota sucrier, et donc à la certitude de vendre tout son sucre å un prix garanti au dessus du cours mondial.

Manifestement, les initiatives de Victorin Lurel et de Didier Robert, sans concertation avec les planteurs sèment le trouble, et fragilisent aussi la situation d’un secteur économique stratégique : les cannes livrées par 3.800 planteurs donnent du travail à 15.000 salariés.

Le PCR dénonce ce manque de concertation. Il demande å Didier Robert et å Victorin Lurel de mettre sur la table toutes les informations dont ils disposent pour permettre à tous les acteurs de se prononcer en toute connaissance de cause.


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