Canne à sucre

Quartier-Français : pouvait-on trouver meilleur endroit symbolique pour évoquer l’avenir de la canne ?

Séminaire du PCR

Correspondant Témoignages / 11 août 2014

A quelques pas de l’endroit où s’est tenue l’assemblée de samedi se trouve le site de l’ancienne usine de Quartier Français. C’est là que s’est déroulé un événement qui a inspiré Emmanuel Genvrin, du Théâtre Vollard. Il en a tiré une pièce de théâtre et un opéra.

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Près de l’ancienne usine de Quartier Français, la sucrerie de Bois-Rouge, une des deux dernières de La Réunion.

Le 20 juillet dernier, le Comité Général avait demandé à Paul Vergès de revenir sur cet épisode de l’histoire de La Réunion. Quartier Français était une coopérative, elle avait été sauvée grâce à l’union des planteurs et de la direction de l’usine, mais aussi grâce à l’action concertée de Roger Payet et Paul Vergès.

Sur l’échiquier politique réunionnais, ces deux personnes étaient à l’opposé l’un de l’autre. C’est ce rassemblement inimaginable pour des esprits sensibles qui a permis de sauver les intérêts des planteurs, face aux puissants lobbys des usiniers et banquiers de l’époque.
Aujourd’hui, la situation est encore plus grave : c’est toute la filière qui est menacée. La fin entrainera des conséquences en cascades. C’est toute La Réunion qui est exposée. C’est donc toute La Réunion qui doit se rassembler sur l’essentiel. Ce qui a été possible en 1954 est absolument nécessaire, aujourd’hui.

Dans sa conclusion, à Saint-Paul, le 20 juillet, Paul Vergès rappelait ainsi la responsabilité des communistes : « informer, expliquer et mobiliser. »


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