Co-développement

Augmentation des exportations de textile mauricien, de produits agricoles malgaches et de thon conditionné aux Seychelles

Première étude d’impact sur l’impact de l’Accord de partenariat économique intérimaire

Témoignages.re / 9 septembre 2016

Hier, la Commission de l’océan Indien a publié un communiqué annonçant le résultat d’une étude d’impact de l’Accord de partenariat économique signé par Madagascar, Maurice, les Seychelles et le Zimbabwe avec l’Union européenne. Cet accord préfigure l’APE définitif qui doit être signé entre le groupe des pays d’Afrique australe et orientale, plus de 600 millions d’habitants, et l’UE. L’étude montre une forte progression des exportations vers l’Union européenne de produits venant de nos voisins. Mais le communiqué ne donne pas une destination plus précise de ces flux, notamment de l’évolution des échanges avec La Réunion. Voici le contenu de ce communiqué.

Vishnu Lutchmeenaraidoo, ministre mauricien des Affaires étrangères, de l’Intégration régionale et du Commerce international, Madi Hamada, Secrétaire général de la Commission de l’océan Indien (COI), et Carla Osorio, chargée d’affaires a.i. de la Délégation de l’Union européenne basée à Maurice, ont ouvert l’atelier de validation d’une étude sur l’impact des Accords de partenariat économique (APE) en Afrique orientale et australe, ce mercredi 7 septembre au siège de la COI.

L’étude, commandée par la COI, évalue l’impact des APE intérimaires signés en 2008 par Madagascar, Maurice et les Seychelles, membres de la COI, et le Zimbabwe. Les représentants de ces pays ont également examiné les modalités de création et de fonctionnement d’un fonds dédié à la mise en œuvre des APE avec l’Union européenne.

« Les APE, basés sur le principe de réciprocité, s’inscriront au cœur de la relation ACP-UE après la fin de l’Accord de Cotonou en 2020 qui régit la relation politique, économique, commerciale et de coopération entre l’UE et les 77 pays du bloc ACP », a rappelé le Secrétaire général de la COI. C’est pourquoi la COI « s’est engagée à soutenir utilement les pays signataires », notamment en commandant l’étude sur l’impact des APE et en sécurisant une enveloppe de 40 millions € du 11e Fonds européen visant à « renforcer les capacités industrielles, commerciales et législatives » des pays signataires.

Le chef de la diplomatie mauricienne a plaidé pour une mobilisation régionale souhaitant que « les autres pays de l’Afrique orientale et australe rejoignent les pays signataires », d’autant que les APE donnent l’opportunité « d’approfondir et d’accélérer l’intégration régionale ».

De son côté, la chargée d’affaires a.i. de la Délégation de l’Union européenne a insisté sur « le potentiel de ces accords pour doper la croissance et favoriser la prospérité dans toute la région en soutenant l’intégration des économies dans la mondialisation grâce à l’investissement et au commerce ». Carla Osorio a ainsi conclu que « les APE ont un énorme potentiel qu’il ne sera possible de libérer que si les pays de la région et l’UE travaillent ensemble pour faire des opportunités une réalité ».

Quelques chiffres

Depuis la signature des APE, les exportations des pays signataires, pour certains produits, ont significativement augmenté...

Maurice vers l’Union européenne

+72% de croissance par an des exportations de chemises en coton
+610% de croissance pour les exportations de pullovers, gilets et produits similaires

Madagascar vers l’Union européenne

+90% de croissance des exportations de chocolat et produits contenant du cacao entre 2012 et 2014

Seychelles vers l’Union européenne

+70% de part de marché pour le thon surgelé et le thon albacore en provenance des Seychelles


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